Facteurs de risque et choix des investisseurs de long terme

par Aya Nasreddine

Projet de thèse en Sciences de gestion

Sous la direction de Didier Folus.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur les choix des investisseurs de long terme en matière de gestion de portefeuille ainsi que sur les primes de risque offertes par le marché financier Français. Les travaux réalisés dans cette thèse se proposent d’apporter un éclairage ainsi que des arguments en faveur des placements à caractère long, risqué et productifs. En matière de gestion de portefeuille, ce travail apporte plusieurs réponses en matière d’allocation d’actifs et de stratégies optimales d’investissement. Tout d’abord, et en se basant sur des indices boursiers actions et obligataires, il s’avère que le marché français est efficient au sens faible et que l’hypothèse de marche aléatoire n’y est pas rejetée. Ce premier résultat implique que les rentabilités anormales que l’on peut mesurer sur ce marché émanent de facteurs de risque à rémunérer et non pas d’anomalies. Ainsi, dans le deuxième article, on démontre une prime de valeur persistante au sein du marché Français sur la période étudiée. Par contre, la prime de taille n’est observable que pour les titre à ratio valeur comptable sur valeur de marché très faibles ou très élevés ainsi que pour les titres ayant une rentabilité cumulée passée élevée. Aussi, investir dans les entreprises à momentum élevé mène toujours à des rentabilités meilleures quelle que soit la taille de l’entreprise considérée. On confirme également que la bonne spécification du portefeuille de marché est sine qua non pour une évaluation correcte des actifs financiers. Dans le troisième article, et dans une optique multi-périodiques de gestion de portefeuille, l’écart-type des rentabilités annualisées des actifs risqués décroit lorsqu’on allonge la période de détention ce qui implique que les gestionnaires de portefeuille tendent à biaiser les allocations vers des actifs plus sûrs et négligent par cela un manque à gagner. Ce travail démontre également que détenir un portefeuille d’actions de petites capitalisations s’avère un placement optimal pour les investisseurs ayant un horizon long. Ces résultats mettent en lumière des règles prudentielles inefficaces du point de vue des assurés d’une part, et, mettent en évidence la nécessité de mesures visant à relancer les marchés pour les petites entreprises et de faciliter leur accès au financement direct d’autre part.

  • Titre traduit

    Risk factors and long term investors portfolio choices


  • Résumé

    This thesis focuses on long term investments and risk premiums within the French financial market. The results bring evidence supporting placements in long term, risky and productive assets. In terms of portfolio management, this thesis brings several answers regarding the optimal allocation strategies. The first article demonstrates that the French financial market is weak form efficient since we could not reject the random walk hypothesis based on the variance ratio methodology. This first contribution implies that abnormal returns are resulting from risk factors and not from anomalies. Thus, the second article revisits famous asset pricing models and highlights optimal portfolio strategies. We find that value and momentum premiums are persistent in the French market. However, size premium is only observable in extreme book to market and momentum strategies. Moreover, we show that market portfolio choice is sine qua non to models performances and that the latest is surprisingly increasing in times of distress. The third article considers the term structure of risk-return tradeoff. Based on a VAR model, we find that excess annualized standard deviation of stocks excess returns with respect to bonds and bills decreases as we lengthen investment horizon which means that investors may bias their portfolios towards safe assets and neglect additional return. Furthermore, we measured the time diversification effect among stock portfolios by distinguishing small and big capitalizations and prove that it is more profitable to hold small capitalizations than big capitalizations stocks in the long run. These results shed light on inefficient prudential rules from the viewpoint of policyholders on one hand, and, on the other hand, highlight the necessity of implementing measures to revive the markets for small enterprises and facilitate their access to direct financing through the market.