Les compagnies pétrolières multinationales face à l'Etat Algérien

par Sami Larakeb

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Klaus-Gerd Giesen.


  • Résumé

    Ma thèse se veut un travail de recherche assez novateur ; original de par son orientation empirique, il tend à inverser la perspective analytique classique que les différentes études produites sur les relations pétrolières entre acteurs transnationaux et acteurs étatiques mettent en lumière. En effet, la démarche méthodologique de ma recherche, part de l’analyse des stratégies et politiques misent en place par des acteurs transnationaux que sont les multinationales pétrolières, afin de pénétrer de nouveaux marchés, ou du moins de pérenniser ceux qui sont déjà sous leur coupe dans des pays en voie de développement producteurs de pétrole, et comment ses stratégies et politiques s’articulent et se confrontent souvent, aux cadres étatiques des appareils d’Etats de certains de ces pays peu résilients face à ces multinationales pétrolières et à leur manœuvre. A la jointure de ces relations, un phénomène complexe émerge, à l’image de ce que l’évolution de la scène pétrolière internationale a connu depuis les années trente ; plusieurs bifurcations, différentes morphologies, plus ou moins fortes, plus ou moins soutenues; la substitution des formes administrées de régulation par les dynamiques marchandes, et la modification des relations entre souverainetés nationales et fonctionnement de l’économie, sont en frontispice de ce que la structure de la scène pétrolière internationale connait. Deux dynamiques s’imposent, deux composantes essentielles affleurent : la composante de puissance et la composante de marché (échanges et production) ; la puissance est le mode préféré de régulation des relations entre souverainetés nationales dans les deux mondes de la paix et de la guerre, ainsi dit, les relations interétatiques ne sont-elles que l’extraction de l’essentiel des mécanismes diffus de la puissance. Par essence, ces relations sont un lieu de pouvoir. De même, les dynamiques marchandes de production et d’échanges basées sur l’offre et la demande à un instant (T) représentent un lieu de pouvoir, pouvoir encore plus prégnant lorsqu’il s’agit de pétrole, certes la puissance qu’y est exercée, suit une logique plus structurelle que dans le premier, où la puissance est morphologiquement relationnelle. Le marché en général et le pétrole en particulier deviennent un espace, une agora où l’exercice de la puissance et/ou du pouvoir est présent. Le phénomène complexe propre au pétrole alors, s’articule autour d’oppositions éventuelles, potentielles ou bien réelles entre souverainetés nationales et concurrence économique des multinationales pétrolières. L’analyse de ces confrontations implique une approche à la jointure ontologique et épistémologique de la discipline politique et économique. Penser le pétrole sous le focal de l’économie politique internationale où s’exerce par des dynamiques diverses, un jeu de puissance fait que les dimensions de l’interétatique et du transnational apparaissent d’elles-mêmes au niveau de la réalité internationale propre au pétrole. Réalité qui dans sa diachronie et dans son processus de cheminement a été traversée de multiples courants allant de l’autorité aux forces du marché dans l’exercice de la puissance impliquant différentes configurations, allant du structurel au schéma relationnel de la puissance. Toute l’étude de la thèse, va consister à comprendre ces mécanismes de basculement d’un schéma de puissance à un autre, du relationnel au structurel et vise et versa, en essayant d’appréhender et d’analyser les influences de la configuration structurelle du jeu pétrolier sur les compagnies pétrolières multinationales, de comparer leurs stratégies et leurs politiques, envers un pays producteur, comme l’Algérie. D’importantes conclusions sont attendues pour mieux comprendre toute la complexité de l’économie politique internationale du pétrole.


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