La littérature en deuil : nom d'auteur, corps d'auteur

par Gisela Bergonzoni

Projet de thèse en Littérature comparée

Sous la direction de Emmanuel Bouju.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 01-12-2012 .


  • Résumé

    La mort de l'auteur a rendu possible une rénovation - et pour autant une destruction - de la littérature comme on la connaissait au XIXè siècle et à la première moitié du XXè. Le discours littéraire a transformé en thème privilégié ses propres problèmes : les limites du langage, l'impossibilité de l'expression, le sujet brisé en multiples parties. C'est le moment d'observer le légué de cette littérature implosive pour la figure de l'auteur. La présence de l'auteur mort continue à hanter toute une production littéraire qui se veut narrative, mais qui en même temps rend son hommage à la littérature d'avant - garde qui l'a tué - la mort de l'auteur n'a jamais été surmontée, son corps est encore en train d'être veillé. Pour démontrer cette hypothèse, il faudrait examiner les réminiscences de l'auteur dans la production littéraire contemporaine. je crois que le lieu dépositaire de ces réminiscences est le nom de l'auteur. Plutôt que la citation, l'implicite, le plagiat ou le pastiche, je voudrais étudier plus spécifiquement le mention du nom d'auteur dans la littérature contemporaine, surtout à partir des années 80. je me propose donc d'en examiner l'usage systématique dans les oeuvres du portugais Gonçalo M. Tavares, du catalan Enrique Vila -Matas, de l'italien Antonio Tabucchi et du Français Henri Raczymow


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