Le féminin dans les séries animées françaises pour enfants. Le genre joué et déjoué par les personnages d'animation.

par Mélanie Lallet

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Éric Maigret.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) depuis le 19-09-2012 .


  • Résumé

    Longtemps négligée, l'animation a peu à peu acquis ses lettres de noblesse grâce à la détermination des spécialistes du genre. Mais en privilégiant la dimension esthétique des œuvres, ils ont aussi accablé d'une nouvelle indignité toutes celles qui ne semblaient pas correspondre à leurs exigences, en particulier les productions audiovisuelles. Lorsque les séries animées ont gagné l'intérêt des critiques, c'est souvent parce qu'elles se sont trouvées au cœur d'un débat sur les dangers de la télévision et la vulnérabilité des plus jeunes. On peut pourtant imaginer bien d'autres points d'accès à ces œuvres. Au croisement des Gender et Cultural Studies, et de la Sociologie de l'enfance, cette thèse a pour objectif d'analyser les évolutions des identités de genre proposées par les séries animées françaises. Une analyse de la programmation et des phénomènes d'adaptation ou de reprise permettra également de mettre en évidence un jeu de tension entre conformisme et innovation, ainsi que d'éventuels effets de retour en arrière (backlash). Nous verrons que ces programmes ont souvent relayé une construction différentialiste du genre, caractérisée par la subalternité du féminin et son assignation à certains rôles (notamment une relégation dans l'espace domestique ainsi qu'un tropisme vers les fonctions d'assistance et de soin). Mais il arrive aussi que la place allouée au rêve et à l'imaginaire confère aux séries animées un véritable potentiel subversif. Accompagnant les transformations de notre société, certaines ont mis en scène de nouvelles façons de faire famille et ont remis en cause les oppositions classiques.


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