Capitaines de navire à Bordeaux au XVIIIe siècle

par Frederic Candelon-Boudet

Projet de thèse en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Michel Figeac.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Centre d'études des mondes modernes et contemporains (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 26-10-2012 .


  • Résumé

    L’activité du port de Bordeaux au XVIIIe siècle est bien connue des historiens modernistes, à la faveur des travaux accomplis dès le milieu du XIXe siècle. Paradoxalement, les développements consacrés aux membres d’équipage ayant contribué à cet âge d’or sont plus rares, alors qu’une telle étude a déjà été réalisée pour la capitale de la Guyenne à la fin du Moyen-âge. Parmi les nombreuses catégories socioprofessionnelles relevant des « gens de mer » et demeurées dans l’ombre, les capitaines de navire se démarquent à plus d’un titre. Par la charge symbolique que revêt la fonction, en premier lieu, en contrepartie de la responsabilité engagée par les intéressés dans le convoi des hommes et des marchandises. Par le champ de compétences étendu que recouvre la profession, en second lieu. Les capitaines de navire doivent, en effet, non seulement être en capacité de piloter un bâtiment, mais en outre, diriger un équipage pouvant comprendre plusieurs dizaines de membres, voire s’adonner au commerce, lorsque les circonstances ou l’ordre de mission l’exigent. Dans ces conditions, les commandants remplissent diverses tâches qui, mises bout à bout, en font des acteurs incontournables des échanges maritimes à l'époque moderne. Par les perspectives d’ascension sociale offertes par le métier, en dernier lieu. Les capitaines côtoient en effet des négociants ou des armateurs avec lesquels peuvent se nouer des relations de confiance étroites. La question est alors de savoir quelles formes revêt cette coopération et si le négoce ou l’armement des navires marchands constituent un horizon professionnel accessible pour les capitaines et leurs descendants. Dans un contexte de forte croissance de l’activité portuaire à Bordeaux et alors que le commerce colonial et négrier assure la prospérité de la cité, c’est l’identité même des commandants de navire bordelais qu’il s’agit de mettre au jour, de 1715 à la Révolution française.

  • Titre traduit

    Ship captains in Bordeaux at the Eighteenth Century


  • Résumé

    The activity of the harbour of Bordeaux in the early modern period is well-known thanks to the many historic works achieved since the middle of the Nineteenth Century. Paradoxically, crew members have been more or less ignored by historians except for the late Middle Ages, even if they have highly contributed to the Golden Age of Bordeaux at that time. Among the numerous sailors during the early modern period, ship commanders are remarkable for several reasons. Firstly, by the strength of the symbol for an occupation which engages the captain’s responsibility, for the transport of men and goods. Secondly, by the area of competence of the job. Indeed, the ship leaders must steer their boat, manage a crew of tens of sailors, or have to carry out some commercial transactions according to the circumstances and the events of the travel or the trader's orders. All these tasks mean that captains are skilful, and can be considered as the main actors of the maritime exchanges at the early modern period. Thirdly, by the perspectives of social advancement offered by the job. They frequently work with traders and ship-owners, establishing reliable relations with them in order to succeed in the business. We can wonder what kind of cooperation is looked for by the main protagonists and if the trade world or the ship armament are within reach of the captains or theirs descents. In the context of a strong growth of the harbour activity in Bordeaux, faced with the colonial business and the slave trade, which have considerably enriched the city and its inhabitants, the identity of ship commanders from 1715 to the French Revolution will be studied.