Mapping vidéo, expérimentations vidéographiques, cartographie numérique du geste.

par Maxime Thiebault

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Patrick Barrès et de Sophie Lécole-Solnychkine.

Thèses en préparation à Toulouse 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse) , en partenariat avec (LARA) Laboratoire de Recherche en Audiovisuel (equipe de recherche) depuis le 01-10-2012 .


  • Résumé

    Maxime Victor Thiébault, est plasticien, chercheur en Arts Plastiques au Laboratoire de Recherche en Audiovisuel - Savoirs, Praxis et Poïétiques en Art (LARA-SEPPIA) de l’Université Toulouse – Jean Jaurès. Le travail de recherche et de création-recherche est centré sur la conception et la réalisation d’un Répertoire Numérique du Geste Artisanal. Il est intégré au programme Artisanumérique, porté par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Tarn-et-Garonne (CMA 82). La thèse fait l’objet d’un contrat de collaboration (contrat CIFRE) avec cette structure partenaire. La recherche se fonde sur une approche critique des techniques numériques et audiovisuelles actuelles. Les propositions visent à remettre en cause l‟idéal d‟émancipation attaché à une conception du produit « clé en main » et à une recherche d‟innovation high-tech. De nouvelles notions sont proposées, en alternative à cet idéal techniciste, issues "expériences de terrain et de pratiques expérimentales, et inscrites dans les différents domaines de l‟anthropologie, de la sociologie, de la poïétique et de la poétique. La thèse investit le milieu de l‟artisanat, suivant une approche comparative des lieux de création et des processus de production, dans une perspective critique sur le plan de la représentation sociale et politique des métiers, et avec le développement de rationalités (notamment cartographiques) orientées vers la mise en forme du répertoire et la conception d‟outils spécifiques à destination des artisans et des artistes. Les postures, les méthodes et les outils du chercheur-artiste sont identifiés et interrogés, centrés sur les opérations de captation et de restitution, sur les notions d‟interface et de réseau, de territoire et d‟écosystème, de modèle et d‟outil de référencement. La question du langage constitue l‟une des notions clefs de la thèse, problématisée à chacune des étapes d‟expérience de terrain, de modélisation, de production et de médiation, et interrogée dans chacune des parties de la thèse : « du geste au répertoire », « de l‟artisanat au numérique » et « expérience archéologique vidéographique ». La pratique artistique événementielle du vidéomapping, qui est privilégiée dans la thèse, permet d‟étendre ces questions à des problématiques plasticiennes et à des enjeux méthodologiques (la dimension mapping du vidéomapping, en lien avec la notion de cartographie ; la dialectique entre le cadre et la carte), à des problématiques du site, environnementales, et à des formes de médiation dans le cadre de manifestations culturelles et artistiques. La thèse propose finalement d‟associer dans la proposition d‟une fiction assumée les deux dimensions matérielle et immatérielle du patrimoine.


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