Encapsulation de protéines dans des microparticules de carbonate de calcium par un procédé de CO2 supercritique

par Leila Hassani

Thèse de doctorat en Recherche clinique, innovation technologique, santé publique

Sous la direction de Frank Boury.

Thèses en préparation à Angers , dans le cadre de École doctorale 502 Biologie-Santé (Nantes-Angers) depuis le 05-10-2010 .


  • Résumé

    Ces travaux de thèse proposent l’utilisation d’un procédé novateur à base de CO2 supercritique pour la synthèse de microparticules de carbonate de calcium (CaCO3) hybrides dont la structure interne présente un cœur creux. Ce procédé devrait permettre l’encapsulation de protéines thérapeutiques dans les particules de CaCO3 en vue d’une application dans l’ingénierie ostéo-articulaire. La formulation de particules de CaCO3 est réalisée à partir d’émulsification d’une solution aqueuse contenant la source de calcium, dans une phase continue de CO2 supercritique comme source de carbonate. Tout d’abord notre démarche a été d’établir la preuve de concept du procédé, par l’évaluation de la capacité d’encapsulation d’une protéine modèle dans les particules de CaCO3 (le lysozyme) et de la conservation de son activité biologique. Lors d’une étude comparative, il a été démontré que contrairement au procédé classique (la voie chimique), ce procédé permettait d’obtenir des rendements d’encapsulation très importants et de façon répétable. De plus, le procédé CO2 supercritique permet de conserver l’activité biologique ainsi que l’intégrité structurale du lysozyme. La cytocompatiblité in vitro des microparticules et leur stabilité structurale au cours du temps ont été également démontrées. Enfin, les microparticules de CaCO3 ont été combinées à un hydrogel à base d’un dérivé cellulosique silanisé, afin d’évaluer leur potentiel en tant que biomatériaux hybrides pour la régénération ostéo-articulaire. En plus de leur cytocompatibilité in vitro avec des cellules souches et des chondrocytes, ces biomatériaux peuvent induire une dédifférenciation des cellules souches in vivo après injection sous-cutanée chez la souris.


  • Pas de résumé disponible.