Gustave Cluseret : De l’Internationale au nationalisme - 1823-1900

par Florence Braka

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Jacques-Olivier Boudon.

Thèses en préparation à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris) depuis le 30-11-2011 .


  • Résumé

    Gustave Cluseret est né à Paris en 1823 et mort près d’Hyères dans le Var en 1900. Il suit comme son père la carrière militaire. Sorti de Saint-Cyr en 1843, il prend part à la répression des insurgés en juin 1848.et obtient à ce titre la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur. Mis en non activité par retrait d’emploi en mars 1850, il reprend du service dans l’armée en 1853 et participe à la guerre de Crimée et aux campagnes de Kabylie. Il est nommé capitaine. Il démissionne de l'armée française en 1858. Républicain, Cluseret s’engage dans l’Expédition des Mille en 1860 aux côtés de Garibaldi, qui le nomme colonel, puis participe à la guerre de Sécession en 1862 aux côtés des Etats du Nord. Il est alors nommé général de brigade et démissionne en 1863. Il prend part également au mouvement fénian. A la fin du Second Empire, Cluseret adhère à l’AIT. En 1870, il prend part aux communes révolutionnaires de Lyon et Marseille, puis s’engage dans la Commune de 1871 et occupe, pendant près d’un mois, le poste de délégué général à la Guerre. Condamné à mort en 1872, Cluseret s’exile en Suisse puis à Constantinople, où il mène conjointement trois activités : la peinture, le journalisme et la propagande. Son retour en France a lieu au début de l’année 1886, à La Crau dans le Var. Commence alors pour lui une carrière politique comme député, de 1888 jusqu’à sa mort. Il défend principalement les intérêts des paysans. Il crée également un journal, La Voix du Peuple du Var. Après 1889, Cluseret rompt avec l’Internationale, puis à partir de 1893, il s’éloigne des socialistes français collectivistes et s’oriente vers un socialisme nationaliste. Antidreyfusard, il finit sa vie en défendant des thèses nationalistes, teintées de xénophobie et d’antisémitisme.

  • Titre traduit

    Gustave Cluseret: From the first International to Nationalism - 1823-1900


  • Résumé

    Pursued a military career. Leaving Saint-Cyr in 1843, he took part in the suppression of insurgents in June 1848, and was awarded the Croix de Chevalier de la Légion d'honneur. Removed from service in March 1850, he returned to serve in the Army in 1853 and participated in the Crimean War and the Kabylia campaigns. He was appointed captain. He resigned from the French Army in 1858. A Republican, Cluseret joined the Expedition of the Thousand in 1860 alongside Garibaldi, who appointed him colonel, he then took part in the Civil War in 1862 on the side of the Northern States. He was appointed brigadier general, and he resigned in 1863. He also took part in the Fenian movement. At the end of the Second Empire, Cluseret joined the International Workingmen's Association. In 1870 he took part in the revolutionary communes of Lyon and Marseille, then in the Commune of 1871 and served for nearly a month as General Delegate for War. Sentenced to death in 1872, Cluseret moved to Switzerland and then to Constantinople, where he pursued three different activities: painting, journalism and propaganda. Returning to France in early 1886 to La Crau in the Var Region. He embarked on a political career as a member of parliament from 1888 until his death. He mostly represented the interests of farmers. He also founded a journal, The Voice of the People of the Var. After 1889 Cluseret broke with the International, and from 1893 he distanced himself from the French socialist collectivists and moved towards a nationalist socialism. Anti-dreyfusard, he ends his life defending nationalist positions tinged by xénophobie and antisemitism.