Histoire de la caméra portée dans le cinéma iranien, sous ses aspects esthétiques et ontologiques : (1957-2016)

par Ali Aveh Ghasemian

Projet de thèse en Arts du spectacle : Cinéma

Sous la direction de Antoine de Baecque.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Histoire des arts et des représentations (Nanterre) (laboratoire) depuis le 16-10-2012 .


  • Résumé

    La réalité cinématographique prend une nouvelle dimension polémique dans la forme et le fond du film depuis que la caméra portée fait partie des nouvelles pratiques cinématographiques (depuis 1924). Grâce au développement technologique au cours de l'histoire du cinéma, la caméra portée, à savoir dans cette recherche, à l'épaule et au poing, applique ces fonctions variées à l’image. Pour répondre à ce besoin, il est nécessaire d'envisager une vaste étude transversale sous l'axe de l'histoire de la caméra portée, sa position, ses fonctions, et son évolution au fil des années dans la mise en scène de films. Je m’attacherai particulièrement au cas du cinéma de fiction iranien. Dans ce domaine peu exploré, je me laisse transporter par la caméra portée qui gravit son chemin en retrouvant ses traces depuis le premier jusqu'au dernier film (1957-2016) dans le cinéma de fiction iranien. Suivront différentes analyses comparées de films pré et post-révolutionnaires iraniens, une mise en lumière de l’influence des autres cinémas iraniens : la Nouvelle Vague iranienne et les cinémas internationaux, l’emprise du cinéma direct sur le cinéma de fiction iranien en y précisant le rôle de la caméra portée et la mutation de ce dispositif vers le cinéma de documentaire-fiction iranien. Il conviendra enfin d'interroger le rôle de la caméra portée dans le cinéma de fiction post-Mouvement vert de 2009-2016 avec deux films iraniens, Une Séparation en 2011 et Le Client en 2016 d'Asghar Farhadi. En dernière partie de cette recherche historique, et c'est là l'esprit novateur de l'entreprise, j’analyserai ce procédé de manière ontologique grâce au mariage de l'histoire et de l'esthétique, de la théorie et de la pratique (la réalisation), du corps et de l'esprit au cinéma. Ce travail permettra aux acteurs du monde du cinéma et même aux cinéphiles vigilants de mieux appréhender l’utilisation de la caméra portée dans le cinéma iranien, rapporté à une tendance du cinéma international.

  • Titre traduit

    History of portable/handheld camera in iranien cinema under his aesthetic and ontological aspects : (1957-2016)


  • Résumé

    The cinematographic reality takes a new controversial dimension in the form and content of the movie since the portable/handheld camera is part of the new cinematographic practices (since 1924). Through the technological development in the history of cinema, the portable camera, focused on this research, the shoulder and fist-mounted camera, applies theses various functions to the pictures. To answer this need, it is necessary to consider a cross-sectional study under the based on the history of the portable camera, its position, its functions, and its evolution over the years in the movie directing. I will focus particularly on the case of iranian fiction cinema. In this little-explored area, i let myself be transported by the portable camera that ascend its path by finding its traces from the first to the last movie (1957-2016) in the iranian fiction cinéma. This will be followed by different comparative analyzes of pre and post-revolutionary iranian movies, study on other iranians cinemas, such as : the iranian New Wave and internationals cinemas, the influence of « direct cinema » on the iranian fiction cinema by specifying the role of the portable camera and the transfer of this device to the iranian documentary-fiction cinema. Finally, we will examine the role of the portable camera in the fiction cinema of the post-Green mouvement iranien, by two films : The Separation in 2011 and The Salesman in 2016 by Asghar Farhadi. In the last part of this research, and this is the innovative spirit of the research, i will analyze this process, ontologically, through the marriage of history and aesthetic, theory and practice (film directing), body and mind in the cinema. At this section, the aesthetics functions of the portable camera trough the selected movies, at the directing aspect, are studied from an ontological point of view. The goal is to develop a perceptible knowledge of this device. This project will allow the all actors of the cinema and even the cinema lovers to better apprehend the role of the portable/handheld camera in the iranian cinema, related to a trend of the international cinema.