Expansion du crédit et de la masse monétaire : comparaison entre les banques conventionnelles et les banques islamiques

par Jalal Ben cheikh

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Bertrand Lemennicier-Bucquet.


  • Résumé

    En réponse à la crise financière mondiale, les politiques publiques de relance basées sur les dépenses, ont contribué au gonflement des dettes publiques des pays qui y sont exposés. La crise des subprimes, considérée comme l'élément déclencheur de cet effet domino, est due essentiellement à la facilité d'octroi des crédits immobiliers aux États-Unis (crédits destinés majoritairement aux ménages les plus à risque). Le manque de marché suffisant, de discipline dans les modèles de risques et l'effet levier constituent un cercle vicieux où les opérations financières ne sont plus adossées aux actifs réels. La baisse des prix et les défauts de paiements ont conduit à l'éclatement de la bulle spéculative, à la faillite de certaines banques et au ralentissement économique. A contrario, la finance islamique met l'accent sur le partage des risques, la disponibilité des crédits pour financer l'achat de biens et services réels, et restreint la vente de la dette, la vente à découvert et l'incertitude excessive. L'objectif de la thèse est d'explorer la politique des différents instruments monétaires alternatifs que propose la FI, en introduisant une partie empirique sur l'importance de cette industrie, son allocation en différentes formes de crédit, ainsi que les principaux déterminants de cette allocation, d'étudier les interconnexions entre banques islamiques et banques conventionnelles et tester leur sensibilité aux interventions des banques centrales, en vue de pouvoir discuter les modèles de risques inhérents à cette finance.


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