Le mythe de Moïse et de terre promise dans les littératures postcoloniales francophones et anglophones aux 20e et 21e siècles

par Aurélia Mouzet

Projet de thèse en Littérature comparée

Sous la direction de Sylvie Parizet.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 20-07-2012 .


  • Résumé

    L’acte d’écrire même, lorsqu’il s’applique aux littératures des minorités, apparaît intrinsèquement lié au champ politique. La terre et l’espace − qu’il soit physique ou métaphorique – fondent effectivement la réflexion identitaire et politique de nombreux écrivains postcoloniaux et apparaissent dès lors comme des motifs de prédilection au sein des littératures émergentes. Les écrivains postcoloniaux francophones et anglophones partagent des problématiques communes dont le fait d’avoir été découverts par l’homme blanc. Si leurs écritures sont certes singulières sur le plan formel, les thématiques évoqués dans leurs œuvres se trouvent profondément influencées par des facteurs sociaux, économiques et culturels qui présentent nombre de traits communs. L'artifice esthétique de l'Art pour l'Art n'ayant de raison d'être qu'au sein d'une société qui va bien, au sein de collectivités où la notion de survie prend le pas sur le reste, l'écrivain s'érige souvent en porte-parole d'une communauté en souffrance. De tous les mythes bibliques, l’épisode de Moïse et de la Terre Promise est sans doute celui qui possède la dimension politique la plus évidente. L’étude des rapports de domination et des théories qui en découlent s’avère particulièrement révélatrice de l’état du monde contemporain, voilà sans doute pourquoi de nombreux auteurs ont choisi de revisiter ce mythe à l’aune de la pensée postcoloniale. Si à la suite de Senghor, il est possible de parler de « civilisation noire », cette thèse se propose de réfléchir aux différentes modalités d’expression d’une écriture postcoloniale qui s’articule autour des notions d’identité politique, culturelle et sociale. Il s’agira de réfléchir aux différentes implications du mythe de Moïse et de la Terre Promise ainsi qu’à la possibilité d’une terre promise comme métaphore de l’écriture même.


  • Pas de résumé disponible.