Les investissements chinois dans le secteur minier en Corée du Nord, en Mongolie et au Kazakhstan : politique de développement et sécurité nationale de trois Etats périphériques

par Antoine Maire

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de François Bafoil.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de Institut d'études politiques (Paris). École doctorale depuis le 01-10-2012 .


  • Résumé

    La croissance de la demande chinoise pour les matières premières pousse les autorités chinoises à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. La Chine focalise son ambition sur les pays de sa périphérie, richement dotés en matières premières. Cet afflux d’investissements chinois depuis le début des années 1990 a affecté la situation stratégique de ces Etats. Ces derniers souhaitent cependant tirer profit de cette volonté chinoise d’engagement pour en faire une arme stratégique. La capacité de ces derniers à réinscrire ces investissements chinois dans une pensée stratégique cohérente joue un rôle déterminant pour leur développement et leur sécurité mais également pour la pérennité de leur indépendance. Pour mener à bien ce travail de recherche, trois cas d’étude ont été retenus : le Kazakhstan, la Mongolie et la Corée du Nord. Quatre hypothèses guideront ces recherches. La première postule que les trois Etats évoqués entendent être des acteurs du développement de leur secteur minier et refusent ainsi une satellisation par les investissements dans une orbite chinoise. En découle la seconde hypothèse, qui postule que le secteur minier ne peut pas être considéré comme un secteur économique normal. Il constituerait au contraire un secteur où la ‘rationalité économique’ s’effacerait devant une ‘rationalité dite stratégique’. Cette particularité déboucherait sur la mise en place d’un ‘nationalisme des ressources’, troisième hypothèse envisagée. Enfin, la dernière hypothèse postule pour sa part que ce nouveau ‘nationalisme des ressources’ pourrait trouver sa source dans la croyance, partagée par ces trois Etats, que la Chine tente à nouveau d’instituer son outil traditionnel de gestion de sa périphérie, le système tributaire. Ce projet de recherche souhaite redonner à ces acteurs ‘périphériques’ une juste place en identifiant leurs moyens d’action, et les stratégies qu’ils déploient pour tirer parti de leur potentiel minier, assurer un certain développement économique et pérenniser ainsi leur indépendance.


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