Science, technologie et théories économiques de la croissance des années cinquante à aujourd’hui

par Matthieu Ballandonne (Balandonne)

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Philippe Le Gall.

Thèses en préparation à Angers , dans le cadre de Ecole doctorale Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires (Nantes) depuis le 26-10-2010 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour objectif d’étudier la façon dont les économistes ont théorisé la relation entre science, technologie et croissance économique des années cinquante à aujourd’hui. Nous identifions deux approches des liens entre science, technologie et croissance : une approche « néoclassique » et une approche « évolutionniste ». L’approche « néoclassique » considère les progrès scientifiques et technologiques comme exogènes aux processus économiques et analyse les processus de croissance comme étant soumis à des rendements constants. L’approche « évolutionniste » défend quant à elle une représentation interactionniste des liens entre science et technologie, considère les progrès technologiques et scientifiques comme étant endogènes aux processus économiques et analyse les processus de croissance comme étant soumis à des rendements croissants. Nous analysons l’émergence de ces deux approches dans les années cinquante et soixante et expliquons leur opposition avec une domination de l’approche « néoclassique » jusque dans les années quatre-vingt (Partie 1). Nous montrons ensuite que l’approche « évolutionniste » devient dominante à partir des années quatre-vingt (Partie 2).

  • Titre traduit

    Science, Technology and Economic Growth Theories in the Post-War Era


  • Résumé

    The aim of this thesis is to examine the way economists theorized the links between science, technology, and economic growth in the post-war era. We identify two approaches of the links between science, technology, and economic growth: a “neoclassical” approach and an “evolutionary” approach. The “neoclassical” approach considers scientific and technological progress as exogenous to economic processes and makes the hypothesis of constant returns to scale. The “evolutionary” approach defends an interactive representation of the links between science and technology, considers scientific and technological progress as endogenous to economic processes, and makes the hypothesis of increasing returns to scale. We study the development of the two approaches in the fifties and sixties, and explain their opposition and the dominance of the “neoclassical” approach up to the eighties (Part 1). We then show that the “evolutionary” approach has been the most influential since the eighties (Part 2).