Nouvelle approche pour prévenir l’infection sur prothèse de hanche en alliage de titane.

par Inès BEN AISSA

Thèse de doctorat en Chimie

Sous la direction de Véronique Migonney.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de Galilée depuis le 09-12-2008 .


  • Résumé

    L’objectif de cette étude a été d’empêcher l’infection bactérienne sur prothèses de hanche qui peuvent être implantées en contact direct avec l’os ou maintenues par un ciment. Quelle que soit le mode d’implantation, l’idée est de mettre en contact avec le tissu osseux des groupements fonctionnels capables d’empêcher l’adhérence bactérienne. 1) Pour les prothèses implantées avec ciment, il suffit d’ajouter au ciment un copolymère à base de polyméthacrylate de méthyle PMMA porteur de groupements sulfonate qui, par élimination progressive en jouant sur son caractère hydrophobe, permet d’atteindre une inhibition de l’adhérence bactérienne (S. aureus) de 30% pendant plusieurs mois. 2) Pour les prothèses implantées directement, le choix a été de greffer à la surface un polymère porteur de groupements sulfonate selon deux techniques d’oxydation permettant de créer une source de radicaux libres : chimique ou anodique. La caractérisation des surfaces par différentes techniques montre la présence du polymère avec des taux de greffage respectifs de 16μg/cm² et 3μg/cm². Selon la nature des protéines plasmatiques adsorbées à la surface de l’implant greffé, on observe des taux d’inhibition de l’adhérence bactérienne pouvant atteindre 90%. Le fibrinogène et la fibronectine joue un rôle prépondérant dans ce processus d’inhibition. Dans la troisième partie, nous avons réalisé la synthèse de polymères à base de PMMA porteur de groupements phosphonate de composition chimique proche de l’os. Après caractérisation, des films ont été préparés afin d’étudier leurs propriétés d’inhibition de l’adhérence bactérienne et d’ostéointégration. Dans le premier cas, la fibronectine joue un rôle important avec une inhibition de l’adhérence de S. aureus de 70%. L’étude in vitro réalisée avec des ostéoblastes MG63, ne montre aucune cytotoxicité et une augmentation de la production de phosphate de calcium. Ces polymères sont donc candidats pour être greffer à la surface de prothèses ostéoarticulaires.


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