La construction d’une vision paysagère : études des usages de l’action photographique comme outil de projet du paysage

par Giaime Meloni

Thèse de doctorat en Aménagement de l'espace, urbanisme / Architecture

Sous la direction de Martine Bouchier et de Giorgio Peghin.


  • Résumé

    La thèse poursuit comme objectif d’explorer la liaison entre le projet de paysage, conçu comme une intention de transformation soit matérielle soit immatérielle du territoire, en relation à la pratique photographique. Il s’agit d’une enquête interdisciplinaire qui essaie de comprendre les interactions possibles entre les deux matières, évitant une soumission de l’une à l’autre. Se matérialise un champ de recherche sur la culture du projet, orienté à déterminer les possibilités d’utilisation de la photographie comme contribution aux pratiques de conception de l’espace. L’étude problématique pose les questions suivantes: La photographie en tant que représentation et interprétation critique, joue-t-elle un rôle dans le processus matériel et immatériel de transformation du territoire? Quel est l’impact/l’influence sur la pensée projective d’une pratique de fragmentation sélective du paysage? Un mécanisme de re-production du réel, tel que la photographie, peut-il proposer une manière tangible de concevoir l’espace? Pour répondre à cette problématique la recherche développe une démarche méthodologique qui souhaite combiner un double niveau d’étude. D’un côté le parcours de connaissance générale, interrogeant le statut de la photographie en relation au paysage, au-delà d’une simple catégorisation d’un genre photographique. De l’autre côté une pratique expérimentale de l’action photographique dans le cadre d’une transformation de la côte du Sulcis Iglesiente, en Sardaigne: une tentative de représentation critique du territoire. La reconstruction d’une image du territoire passe par une prise de conscience et une mise en perspective de son évolution. L'intérêt général est de pouvoir construire la notion de « vision paysagère » comme action de voir spécifique, évitant la formation des stéréotypes ; une pratique capable de proposer un regard interprétative sur le paysage à travers le filtre de l’appareil photographique.

  • Titre traduit

    The construction of a vision paysagère


  • Résumé

    The thesis aims at exploring the relationship between the landscape project, conceived as a discipline able to transform the material and immaterial territory, and the photographic practice . It is an interdisciplinary research that attempts to understand the possible interactions between the two branches of knowledge, avoiding the submission of one over the other. It is so conceived a field of research on the design culture oriented to determine the potential use of photography as a contribution to the conception of space. The study highlights some key issues: Can the photography, as representation and critical interpretation, perform a role in the process of transformation of the material and immaterial territory? What is the influence of a practice of selective fragmentation of the landscape on the design thinking? May a mechanism of reproduction of the reality propose a concrete way of conceiving the space? In order to answer these questions the research developed a methodology oriented to the combination of two levels of study. On the one hand the creation of a broad knowledge which examines the status of the photography in relation to the landscape, going beyond the simple categorization of a photographic genre. On the other hand an experimental practice of photographic action in the context of the coastal landscape of the Sulcis-Iglesias, in Sardinia. It is an effort aimed at a critical representation of the territory. The aim is to build a concept of vision paysagère, as a specific visual action, which avoids the formation of stereotypes. A practice able to offer an interpretative view on the landscape.