Des morts ensemble : analyse des modes de recrutements dans les sépultures collectives néolithiques du Bassin parisien

par Anne-Sophie Marçais

Projet de thèse en Archéologie-Ethnologie

Sous la direction de Laure Salanova et de Philippe Chambon.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 08-11-2011 .


  • Résumé

    Si les sépultures collectives ne peuvent résumer à elles seules le Néolithique, elles en sont un témoignage majeur. Leur construction et leur utilisation se développent à partir du Néolithique moyen et leur nombre explose au Néolithique récent. Après 40 ans de recherches et de fouille de plus en plus précises, nous ne savons toujours pas à qui sont destinées les 470 sépultures collectives du Bassin parisien ? Plusieurs hypothèses sont aujourd'hui avancées mais sans réelles études des restes humains inhumés. C'est pourquoi nous proposons de travailler sur trois sépultures collectives parmi les mieux connues du Bassin parisien : Bazoches-sur-Vesle (Aisne), Bury (Oise) et La Chaussée-Tirancourt (Somme). Pour répondre à cette question centrale de l'archéologie funéraire, nous étudierons la répartition des individus d'un point de vue spatiale mais aussi chronologique grâce au diagramme stratigraphique mis en place. Quatre directions complémentaires permettront de mieux identifier les sujets : l'étude paléodémographique, l'état sanitaire, les liens génétiques ainsi que les relations entre individus et mobilier funéraire. Cette méthode reste novatrice dans le domaine de l'archéologie funéraire ; chacun de ces outils d'analyse étant réintroduits de manière topographique dans le cadre d'une analyse spatiale. A partir des morts d’une sépultures collectives, c’est finalement la part qu’ils représentent, de la population vivante d’un village ou d’un terroir que nous tenterons de reconnaître.


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