Langue nationale et pratique du plurilinguisme en Tanzanie

par Nathaniel Gernez

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Anne-Marie Peatrik.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 24-11-2011 .


  • Résumé

    À l’indépendance, en Tanzanie, J.K. Nyerere proclame le kiswahili langue nationale. Sa large diffusion dans le pays, mais également son statut de langue africaine, en fait un outil idéologique pour se détourner de l’anglais, langue de la colonisation, et pour former une unité nationale. Cinquante ans après ces prises de position linguistique, on ne peut que constater le succès de la diffusion du kiswahili dans le pays. On peut cependant se demander quel impact a eu cette politique sur les multiples langues locales qui composent le paysage linguistique de la Tanzanie. Ont-elles déclinées ? Qu’elle est leur vitalité réelle aujourd’hui ? Dans quelle mesure le kiswahili s’est-il imposé et est-il parlé en dehors de la côte ? Quelle est sa fréquence d’emploi en milieu rural ? Jusqu’à quel point la swahilisation s’est-elle accompagnée de la diffusion de valeurs issues de la côte et des centres urbains ? Le kiswahili a-t-il été un outil pour gommer les différences ? Pour tenter de répondre à ces interrogations qui recouvrent des aspects politiques, socio-culturels et cognitifs, nous nous focalisons sur une région en particulier, Iringa, qui se situe dans les hautes terres au sud-ouest du pays. Notre projet consiste à interroger le rapport entre une langue locale, le kihehe, et le kiswahili, dans la Tanzanie actuelle, au travers de l’étude des pratiques des locuteurs, leurs usages du plurilinguisme et l’apprentissage du kiswahili à l’école élémentaire.


  • Pas de résumé disponible.