L’écologie sociale, moteur d’élaboration d’un nouveau vivre en ville : le cas des projets d’écoquartiers en Ile de France.

par Mélodie Vidalain

Projet de thèse en Ethnologie

Sous la direction de Florian Charvolin.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 26-10-2011 .


  • Résumé

    Au début des années 2000, des projets d’écoquartiers - pensés comme une alternative à la ville polluante, énergivore et en constante extension - fleurissent en France. Soutenus par les pouvoirs publics et la plupart des municipalités, ces projets s’accordent sur la nécessité de repenser la ville du XXI siècle au prisme de l’écologie. La performance environnementale est le plus petit dénominateur commun des quartiers écologiques développés par les Municipalités. À ces initiatives venues du haut (institutions, pouvoirs publics) répondent également des projets menés par des associations de citadins qui ne souhaitent pas envisager les écoquartiers uniquement sous l’angle technique. Ces associations s’inscrivent dans une dynamique de droit à la ville en voulant redéfinir la ville afin qu’elle leur corresponde. Au travers de l’écologie, ils projettent un autre modèle de société où les personnes ne seraient plus enfermées dans leur individualité mais en interdépendance avec leur environnement social et naturel. L’écologie sociale serait donc perçue comme un paradigme relationnel (tant avec l’homme qu’avec la nature) permettant de repenser la vie en ville, la propriété et un retour au local. Il s’agit donc de questionner la place de l’écologie dans la formulation et la formation de collectifs sociaux, qui fonctionneraient à la fois comme des « communautés » et comme des quartiers intégrés dans le tissu urbain à même de ménager les aspirations et les replis individuels. L’écologie se redéfinit comme nouveau modèle de société et d’urbanité et devient un incubateur de normes et de valeurs morales.


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