Spécificités lexicales du Français en Tunisie : emprunts autochtones, géosynonymes et mots construits

par Motoyuki Miyagawa

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Mejri Salah.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de École doctorale Érasme (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis) depuis le 14-01-2011 .


  • Résumé

    La situation linguistique en Tunisie se distingue par un plurilinguisme (croisement et contact de différentes langues comme l’arabe, le français, l’anglais, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le chinois, le japonais, etc.) et par une diglossie du fait même qu’il existe deux codes langagiers : l’arabe dialectal et l’arabe littéral. Partant de cette réalité, nous essayerons d’examiner le statut du français en Tunisie : statut qui s’avère controversé pour plusieurs raisons que nous développerons (langue étrangère, langue seconde, 8 langue de culture, langue nationale, etc.). Notre objectif est de proposer une description exhaustive des spécificités lexicales d’une variété du français hexagonal : le français en Tunisie. Nous partirons d’un corpus de travail extrait des réalisations écrites et discursives du français en Tunisie et reflétant la situation actuelle. Notre hypothèse de travail est la suivante : les contacts favorisent les emprunts aux langues en contact et le développement interne autonome ? Nous partirons du lexique et nous focaliserons sur les trois domaines suivants : les emprunts autochtones, les géosynonymes et les mots construits parce qu’ils illustrent bien les spécificités les plus saillantes du français en Tunisie. Nous recourons à un corpus qui nous permettrait: d’élaborer des descriptions lexicales précises des formes et emplois autochtones, de mieux connaître les procédés et processus de formation lexicale et d’emplois autochtones, d’élaborer un dictionnaire de géosynonymes.


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