Le restoroute, un patrimoine de la société moderne

par Maxime Hospie

Projet de thèse en Architecture

Sous la direction de Richard Klein.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) , en partenariat avec Lacth (laboratoire) depuis le 01-11-2011 .


  • Résumé

    Au cours des années 70, en lien avec l’apparition de l’autoroute, un petit programme d’architecture colonise le territoire européen : le restoroute. Les architectes de l’époque, par l’exploration de typologies variées font de ce programme à l’usage strictement de restauration pour les voyageurs, le support d’une expérimentation architecturale. Ces lieux ont alors ‘ré-exploré’ du point de vue technique et programmatique la question du pont habité, de la promenade, de la vitesse et de la technique. Ils portent aussi les nombreux paradigmes d’une époque qui se positionne sur la grande échelle et la construction du paysage, du territoire. De la poche sur le réseau à la porte du territoire en passant par l’objet non identifié posé sur l’autoroute, je cherche ici à évaluer le caractère urbain de ces lieux, leur place et leur histoire dans une architecture moderne qui quitte la ville et sa forme historique s’enfuyant à travers l’infrastructure. Enfin, dans un second temps, au vue d’un renouveau de la production de restoroute en France, il sera temps d’étudier la question de l’obsolescence à laquelle sont confrontés ces édifices. Enfin, dès lors que l’on pourra reconnaitre la position du restoroute dans la production architecturale d’après guerre, on pourra interroger sa valeur de patrimoine vis-à-vis d’une actualité menaçante.


  • Pas de résumé disponible.