Contribution de la biologie moléculaire à l’étude des vecteurs des Leishmania. À propos de deux études : bandiagara (MALI) et Kabylie (ALGERIE).

par Zohra Berdjane

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Izri Arezki.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de Galilée depuis le 21-11-2008 .


  • Résumé

    Les leishmanioses sont des affections parasitaires cutanées et/ou viscérales dues à des protozoaires Flagellés du genre Leishmania. Elles sont transmises à l’homme par la piqûre des phlébotomes (Diptera: Psychodidae) appartenant aux genres Phlebotomus (Ancien Monde) et Lutzomyia (Nouveau Monde). L’identification des vecteurs et des hôtes réservoirs joue un rôle clé dans les études épidémiologiques. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à l’identification des vecteurs de Leishmania dans deux foyers distincts, le foyer endémique de leishmaniose viscérale à L. infantum en Kabylie (Algérie) et le foyer de leishmaniose cutanée zoonotique à L. major à Bandiagara (Mali). Les phlébotomes capturés dans les deux foyers sont morphologiquement identifiés et les femelles suspectées infectées sont disséquées et examinées à frais sous loupe binoculaire et microscope à la recherche de promastigotes, puis analysées moléculairement par séquençage direct d’un fragment de la séquence du gène ITS2. P. (P.) duboscqi, Sergentomyia (S.) darlingi et P. (L.) longicuspis femelles ont été trouvées infectées avec de l’ADN de L. major à Bandiagara et de l’ADN de L. infantum en Kabylie. De plus, l’ADN de sang humain est amplifiée à partir de S. darlingi trouvée infectée avec de l’ADN de L. major. Ces observations viennent s’ajouter aux données de la littérature sur le rôle vecteur des espèces de phlébotomes identifiées et permettent d’incriminer de nouvelles espèces dans la transmission des leishmanioses, notamment S. darlingi, jamais incriminée jusque-là. L’apport de la biologie moléculaire dans l’identification des vecteurs de leishmaniose est discuté.


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