Recomposer l'ordre du monde impérial : romans sur l'histoire dynastique et discours néo-confucéens des années 1630 aux années 1730.

par Paul Gardères

Thèse de doctorat en Etudes Chinoises

Sous la direction de Romain Graziani et de Vincent Durand-Dastès.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) , en partenariat avec Institut national des langues et civilisations orientales (Paris) (Etablissement codirection) et de École normale supérieure de Lyon (établissement opérateur d'inscription) depuis le 01-09-2011 .


  • Résumé

    Cette thèse se propose d’étudier un ensemble de romans portant sur l’histoire dynastique, composés entre les années 1630 et les années 1730. Nous proposons de lire ces œuvres à partir de la notion de monde impérial. Nous désignons par ce terme une forme d’organisation du réel où l’institution régnante sert de point de repère, aussi bien pour s’orienter dans l’espace et dans le temps, que pour expliquer les mouvements d’ordre et de désordre qui affectent l’ensemble des vies. Le choix d’une telle approche répond à un constat. Quand le discours critique replace ces romans au sein du monde qui les a vu naître, c’est presque toujours en réduisant ce monde au couple formé par les deux termes de lettré et de pouvoir. Le discours critique efface ainsi les représentations spatiales et sociales qui, pour des hommes du 17ème siècle, sont associées au fait de vivre dans un empire. Il efface, partant, la manière dont ces représentations évoluent au cours de la période, et ce que les romans peuvent nous en dire. L’objet central de cette étude, de fait, est de saisir ce qui vacille et se transforme dans les manières d’ordonner des mondes impériaux au sein des romans composés durant cette période. Pour ce faire, nous nous proposons de relire ces oeuvres à partir d’une série de ruptures qui travaillent les usages ou les conceptualisations de notions clés du discours néo-confucéen : les deux couples guo 國 et tianxia天下 (monde et dynastie), su 俗 et minjian 民間 (vulgaire et populaire), et les trois notions de yanyi 演義 (développement du sens/ histoire exemplaire), zhi 知 (l’étape ultime du discernement) et gong 公(sens public). Une telle approche nous permet notamment de saisis le lien entre les romans sur l’histoire dynastique et un ensemble d’évolutions sociales ou intellectuelles qui ont lieu entre les années 1630 et les années 1730, et qui touchent à des objets aussi divers que l’organisation spatiale et ethnique de l’empire, les formes d’activisme social, ou les termes dans lesquels sont pensés les discours moraux, et historiographiques.


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