Contes, ballades, et légendes chez Alexandre Pouchkine, Barbey d'Urevilly et Emily Bronté.

par Sandy Chotin

Projet de thèse en Littérature

Sous la direction de Karen Haddad-Wotling.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 27-10-2011 .


  • Résumé

    Le 19ème siècle, réaliste et positiviste, est marqué par un désir paradoxal et croissant de merveilleux qui se traduit au début du siècle par la redécouverte des formes considérées comme archaïques ou populaires. La promotion romantique des nationalismes place sur le devant de la scène la notion de folklore : cette notion, reconstruite, mystifiée met en lumière la ballade, le conte merveilleux et la légende. En marge du mouvement romantique tantôt dédaigné tantôt dépassé, Pouchkine, Barbey d'Aurevilly et E. Bronté construisent leurs œuvres autour de cette fantasmagorie d'un passé prétendument populaire. Ces œuvres romanesques, dramatiques ou poétiques puisent tout au long du siècle, dans les contes, légendes et ballades non seulement régionaux mais également européen. Résurgence d'un paganisme rêvé, qui n'a été absorbé que partiellement par la religion, leur emploi de la matière folklorique ne tend pas simplement un miroir déformant à la culture savante dominante. C'est véritablement un discours de la subversion, un contre discours romantique, face à une réalité politique ou sociale passionnément refusée. Au-delà des différences de détails entre les contes, poèmes narratifs et légendes normandes, russes, ou anglaises, il reste ce sentiment nostalgique d'un impossible retour angoissant à l'enfance et au passé. La poésie qu'elle soit assumée ou simplement ardemment désirée, devient l'unique voie pour ressusciter ce qui n'est plus. La poésie ne se contente pas de dire le merveilleux, elle l'incarne. Les contes, les légendes et les ballades qui hantent la matière romanesque de nos auteurs reconstruisent sur les cendres vaporeuses du souvenir, un rêve de modernité.


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