L'oeuvre d'art comme énonciation ; une tentative d'élaboration d'une théorie du contenu des oeuvres d'art

par Frédéric Wecker

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Roger Pouivet.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 20-09-2011 .


  • Résumé

    Si l'analogie entre oeuvre d'art et énonciation guide souvent les débats sur le rôle des intentions des artistes dans la détermination du sens de leurs oeuvres, elle est rarement envisagée et développée en dehors de ces débats. Nous nous proposons ici de défendre une comparaison entre oeuvre d'art et énonciation qui fasse droit à cette analogie. Une relecture originale de la théorie des symboles de Nelson Goodman doit nous permettre de donner une certaine crédibilité dans le cas des oeuvres d'art à l'idée, envisagée de temps à autre dans la littérature, qu'il existerait des énonciations non-linguistiques. Une part importante de la philosophie de l'art pourrait dès lors ressortir à une théorie du contenu. Nous soutiendrons ainsi qu'il n'est pas jusqu'aux propriétés esthétiques d'une oeuvre qui ne peuvent être redécrites adéquatement dans cette approche comme un contenu spécifique. L'un des bénéfices de l'approche que nous désirons promouvoir est d'obliger à une comparaison plus systématique des débats concernés en philosophie de l'art avec les débats autour de l'interface sémantique/pragmatique en philosophie du langage. Nous croyons notamment que la position contextualiste en philosophie de l'art a beaucoup à gagner à cette comparaison de ses arguments avec ceux du contextualisme en philosophie du langage. Pour les oeuvres dont les véhicules sont des images, cette approche nous amène à défendre une position contextualiste d'inspiration récanatienne selon laquelle "ce qui est montré" est une notion pragmatique relative à ce que l'artiste communique, les intentions qu'il manifeste ou que le regardeur lui attribue.


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