Les mutations de la fonction impèriale sous le règne de Zénon (474-491)

par Audren Le coz

Projet de thèse en Histoire médiévale

Sous la direction de Jean-Claude Cheynet et de Bernard Flusin.

Thèses en préparation à Paris 4 , dans le cadre de Ecole doctorale des mondes antiques et médiévaux depuis le 25-11-2011 .


  • Résumé

    Souvent décrié par l'historiographie byzantine, puis éclipsé par ses successeurs Anastase et Justinien, le règne de l'Isaurien Zénon (474-491) constitue un moment important dans les mutations de la fonction impériale à la fin de l'Antiquité. Contemporain de la déposition du dernier empereur d'Occident, Zénon hérite d'une situation nouvelle, qui l'oblige peu à peu à reconsidérer ses relations avec la partie occidentale de l'Empire, notamment par la gestion prudente de chefs germaniques souvent turbulents, comme Théodoric l'Amale. Ces nouvelles problématiques viennent questionner un pouvoir qui n'est lui-même pas aussi fermement établi qu'il ne semble, ce dont témoignent les nombreuses tentatives de coup d'Etat menées contre Zénon par des membres de l'aristocratie sénatoriale (Basiliskos, Marcien, Léonce). Ces révoltes posent la question de l'influence isaurienne à la cour impériale dans la deuxième moitié du Ve siècle, mais également des troubles religieux dans l'Empire. Le règne de Zénon est étroitement associé aux tentatives des empereurs de surmonter les divisions liées à la réception du concile de Chalcédoine : la promulgation de l'Hénotique en constitue un moment important, par l'originalité de cette démarche et la réaffirmation du rôle de l'empereur dans la direction de l'Église. Cette politique religieuse devra toutefois être placée dans la perspective plus générale des évolutions de l'Empire à la fin du Ve siècle, qui obligent Zénon à adapter, avec pragmatisme, l'idéologie impériale aux réalités diverses de cette période de transition.


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