Mythes et réalité sociologique chez Alberto Moravia (1907-1990)

par Jennifer Petitjean

Projet de thèse en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Elsa Chaarani-Lesourd.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 28-11-2011 .


  • Résumé

    Dans le cadre de mon mémoire entrepris durant mon master d'italien, j'ai réalisé une analyse transversale de la psychologie des personnages chez Alberto Moravia. Mon but était multiple : je voulais non seulement réviser l'image de cet auteur, dont l'oeuvre a souvent été réduite à des romans de gare, mais surtout contribuer aux recherches faites dans le monde de la critique. Car le problème majeur en ce qui concerne Moravia n'est pas d'ordre esthétique, il se situe davantage dans le choix des domaines traités. En effet, trop de critiques se limitent à étudier l'idéologie socio-politique de l'auteur romain, une part certes importante mais bien insuffisante. L'analyse sur la psychologie des personnages réalisée dans mon mémoire m'a permis d'identifier un certain nombre de mythes et de symboles récurrents. Or, en France depuis une dizaine d'année, un courant de critique spécifique s'intéresse à cette itération inconsciente chez les auteurs, et plus généralement chez les artistes : la psychocritique. Ainsi Charles Mauron, qui est à l'initiative de ce groupe, s'est-il consacré au développement de la théorie du mythe personnel. Cette idée soutient l'existence d'un réseau de l'oeuvre qui donne accès à la personnalité de l'artiste. A travers la thèse, j'aimerais poursuivre l'étude commencée dans le mémoire afin de participer aux recherches psycho-sociales sur Moravia, et aussi faire évoluer le statut de la psychocritique, encore très peu développée en Italie voire même en France. Cette approche permettrait de comprendre l'emploi récurrent de certains symboles et d'itentifier la place qu'ils occupent dans l'idéologie moravienne.


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