Etude contrastive de la phraséologie des noms d'éléments du corps en français et coréen

par Mi Hyun Kim

Projet de thèse en Sciences du Langage

Sous la direction de Alain Polguère.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 27-09-2011 .


  • Résumé

    Notre travail a pour but de d’abord comparer la structuration des lexiques français et coréens des noms d’éléments du corps (dorénavant NÉC) et puis de comparer les collocations contrôlées par ces unités lexicales. L’hypothèse de notre travail est que la comparaison de la lexicalisation des NÉC dans les deux langues – le français et le coréen – va montrer, bien évidemment, de nettes différences de conceptualisation du corps dans les deux cultures correspondantes, mais que la comparaison des collocations contrôlées par les NÉC va mettre en lumière des écarts beaucoup plus variés, liés à la conceptualisation des fonctions pratiques et sociales des entités physiques que les NÉC dénotent. Ce travail approfondira un phénomène de la collocation à la fois générique et spécifique. À partir de nos hypothèses de départ, notre thèse se divisera en deux grandes parties. Dans la première partie, nous allons comparer la structuration des lexiques français et coréen des NÉC. Nous supposerons plusieurs cas logiques de (non-)correspondances entre les deux langues. Nous utiliserons le Natural Semantic Metalanguage ou NSM (Wierzbicka 1996) pour la comparaison sémantique des lexiques des NÉC en français et coréen. Dans la seconde partie, nous allons tout d’abord établir la liste des collocations dont la base est un NÉC. Nous définissons la collocation comme un phrasème particulier, fondé sur une relation de combinatoire restreinte entre deux unités lexicales. Nous allons ensuite comparer les collocations du français et coréen, pour chaque NÉC. La correspondance de la collocation entre deux langues est variée. La collocation d’une langue peut correspondre à une collocation, à une expression libre ou, comme nous l’avons vu plus haut, à une lexie de l’autre langue. En outre, les phénomènes morphologiques doivent aussi être pris en considération. À cette étape de la comparaison, nous allons utiliser un encodage des collocations fondé sur le système formel des Fonctions lexicales de la théorie Sens-Texte (Mel'čuk 2001).