L'efficacité de la gouvernance des ressources naturelles : étude comparative de la région d'Analamanga (Madagascar) et de La Réunion

par Aurélie Gaudieux

Projet de thèse en Sciences Economique

Sous la direction de Philippe Jean-Pierre.


  • Résumé

    L'interaction exercée par la gouvernance et l'efficacité sur la gestion de la diversité biologique à Madagascar et à La Réunion astreignent une analyse des relations entre l'efficacité de la gouvernance et la gestion des ressources naturelles. La notion de gouvernance est souvent employée en économie ou en politique comme étant un objectif ultime de gestion de la société. Si le volet économique, environnemental et social ont été accentués dès l'apparition des premiers développements politiques et scientifiques, face à l'inexorable destruction de la diversité des ressources naturelles, le volet juridique ne sauraient être occultés de cette thématique. Ainsi « l'efficacité gouvernance et la gestion des ressources naturelles » sont considérées comme un axiome, bien que celle-ci fassent l'objet de stigmatisations diverses. Ces allégations aux origines controversées opposent tant un faisceau de circonstances et d'effets. D'une part, les impacts des politiques et des actions mises en oeuvre viennent incrémenter ces affirmations. Tout comme la succession de phases conjoncturelles tantôt régie par une croissance stochastique et instable. Au-delà de ces allégations, se pose également la problématique de l'efficacité de la décentralisation (des transferts de gestion) dans cette gouvernance pour la société ainsi que celle de l'interdépendance entre les parties prenantes et la gestion des ressources. Cette thèse présente une réflexion sur l'efficacité de la gestion des ressources naturelles dans la région d'Analamanga et la région de La Réunion. Cette problématique relève de l'économie (de l'environnement et du développement). De surcroît, l'environnement et le développement confluent vers l'assujettissement de la société malgache et Réunionnaise à un droit de l'environnement en phase avec les sciences économiques. L'étude porte sur les paradigmes entre l'économie (de l'environnement, l'économie du développement, ...) et le droit de l'environnement dans le cadre de la gouvernance des ressources naturelles. Le présent Principe 2 de la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement des principes de gestion des forêts (juin 1992), constitue une justification du choix de l'étude car ce pluralisme de paradigmes, hormis leurs natures hétéroclites sont indissociables. « Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les Etats ont le droit souverain d'exploiter leurs propres ressources selon leur politique d'environnement et de développement, et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l'environnement dans d'autres Etats ou dans des zones ne relevant d'aucune juridiction nationale. » L'hétérogénéité de domaines scientifiques suscitées par l'étendue de l'efficacité de la gouvernance nécessite, d'une part, un développement de cette problématique sous un angle historique et prospectiviste à différentes échelles. D'autre part, une contribution analytique l'épistémologique conforte la représentation d'un modèle économique (contingent ou multi-agents) de la gouvernance environnementale à Analamanga et à La Réunion dans un espace soumis aux contraintes de conservation, de la réintroduction d'espèces et de la durabilité. En outre, l'essence du processus abordée s'avère tant formelle (théorique - scientifique, économique et juridique,...) qu'informelle (us et coutumes, moeurs de la région, liée aux contraintes de terrain …). L'étude s'intéressera tout particulièrement à aux modalités des consensus entre les acteurs dans le cadre de la gestion des ressources en procédant à une étude comparative entre la Région d'Analamanga et de La Réunion.


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