Couture et féminisme.

par Léonie Lauvaux

Projet de thèse en Arts plastiques

Sous la direction de Sandrine Ferret.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 15-11-2011 .


  • Résumé

    Fils, aiguilles, tissus, sont les fondements de mes recherches plastiques. Je couds, brode, rafistole, assemble, sépare, coupe et déchire.Mes thèmes sont féminins, interrogeant le corps de la femme, sa féminité, sa sexualité, sa maternité. Broder, c'est passer et repasser inlassablement dans les mailles du tissu, c'est s'écorcher les doigts, se fatiguer les yeux, subir la torsion douloureuse du dos. Broder c'est accepter la douleur. Broder c'est rester cloitrée chez soi, sur son ouvrage. La société cantonne la femme aux rôles ingrats, aux petits labeurs strictement féminins, à la frivolité des tissus. Je suis femme donc je borde. La couture serait-elle un "moyen d'expression" plutôt féminin ? Si oui, serait-ce le résidu d'une transmission culturelle de la féminité, (de mère en fille) ? Y aurait-il une sorte d'art féminin ? Dans les années 70 émergent les revendications féministes. Certaines artistes y prennent part et se tournent vers les pratiques du tissage et du travail textile. Mais, existe-t-il des artistes féministes contemporaines ? Et qu'est-ce qu'être féministe aujourd'hui ? Les arts textiles tels que je les pratique servent-ils toujours autant l'engagement féministe ? Y a-t-il des pratiques artistiques plus à même de dénoncer la domination et le patriarcat ? Peut -on être artiste femme sans être féministe ?


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