Les figures du narrateur dans Le Bel Inconnu de Renaut de Beaujeu, Florimont d'Aymon de Varennes et Partonopeu de Blois

par Nathalie Leclercq (Perez)

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Catherine Croizy-Naquet.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre d'études du Moyen âge (Paris) (equipe de recherche) depuis le 28-11-2011 .


  • Résumé

    Etudier les figures du narrateur dans ces trois récits revient à analyser les différentes postures et les rôles variés que le narrateur joue dans la narration et dans les commentaires qu’il fait tant sur le récit que sur sa propre vie. En rendant compte de cette « voix » qui raconte et se raconte, nous analyserons le traitement original de cet « acte producteur du récit » et nous verrons dans quelle mesure cette spécificité narrative ouvre de nouvelles perspectives stylistiques et littéraires.Ces diverses postures narratives influent sur l’écriture comme sur le sens que « l’auteur » veut donner à son roman et ouvrent la voie à un renouvellement du genre. Nous montrerons comment, en créant cette figure complexe du narrateur, les auteurs signifient leur volonté de se démarquer de leurs modèles - antiques et arthuriens en particulier - et conçoivent une nouvelle manière de penser leur rapport au texte et à l’écriture. Nous étudierons la façon dont le narrateur prend en charge la diégèse en assumant son rôle d’organisateur et d’ordonnateur. Composition romanesque, construction des personnages et autres choix du narrateur sont une première preuve de la subjectivité du récit et donnent à celui-ci une signification particulière.Nous examinerons ensuite comment ces conteurs adoptent une posture originale en réactualisant, voire en transgressant les codes du roman courtois. Par un habile va-et-vient entre un narrateur impersonnel et un « je » auctorial, les trois auteurs rendent compte d’une nouvelle façon de raconter, et partant, d’une nouvelle façon d’écrire. Enfin, nous montrerons que le statut particulier de cette instance narrative qui dit «je» confère au roman une dimension pseudo-autobiographique particulière. Cette « voix » auctoriale sera analysée comme autant de « persona » de l’auteur, ce qui ouvre de nouvelles perspectives tant au niveau de la forme que du sens et permet l’émergence d’une nouvelle subjectivité tout aussi complexe que féconde


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