Approche sémiologique de trois livrets d'opéra de Hugo von Hofmannsthal mis en musique par Richard Strauss : Le Chevalier à la Rose, La Femme sans Ombre, Ariane à Naxos

par Helene Komorn (Fresson)

Projet de thèse en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Alain Muzelle.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 27-09-2011 .


  • Résumé

    Hugo von Hofmannsthal fut le librettiste préféré du compositeur Richard Strauss. Leur collaboration, fruit d’un aller et retour constant, a donné naissance à de grands succès de l’opéra. Comme souvent, la production d’une réflexion théorique, d’une poétique de l’opéra, est concomitante à l’émergence de l’œuvre. Mais l’originalité de cette réflexion capitale est qu’elle a été, dès le début, et consignée dans une correspondance qu’on peut visiter comme un véritable atelier de création. Le livret y occupe une place prépondérante, et l’événement qui devient la pierre de touche de toutes les créations ultérieures est la création, en 1911, du Chevalier à la rose.Les outils de la sémiologie sont particulièrement adaptés à cet ensemble de signes qu’est le livret, texte qui n’a pas toujours été considéré comme digne d’analyse. Texte en attente de représentation et de musique, il a été parfois vu comme un prétexte ou un préalable convenu. Strauss et Hofmannsthal vont au contraire lui assigner un tout autre rôle. Le Chevalier à la rose, issu de plusieurs sources littéraires et musicales, s’est inspiré de sources théâtrales, romanesques et musicales qui par leur puissance dramaturgique ont créé une nouvelle œuvre originale. Le succès de cette « comédie pour musique » a permis aux deux auteurs de poursuivre leurs créations, avec des opéras aussi différents que La Femme sans ombre et Ariane à Naxos. C’est l’évolution de ce procédé de création, dans lequel on ne peut ignorer l’influence du compositeur Richard Strauss qu’on se propose d’étudier ici, et ce, dans ces trois opéras significatifs.Avec l’aide des concepts sémiologiques de Roland Barthes, mais aussi de Gérard Genette, de Julia Kristeva et d’Anne Ubersfeld, il est possible de proposer une lecture minutieuse des signes que propose le livret. Une sémiologie du livret d’opéra devrait montrer les points d’articulation du texte, de la musique et de la représentation. C’est ce que propose cette approche sémiologique de ces trois livrets d’opéra de Hofmannsthal, mis en musique par Strauss.


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