Le goût d'écrire et de lire dans le conte de fées français des 17° et 18° siècles. Fantaisies de l'écriture, du livre, de la bibliothèque et de la lecture

par Céline Benoit (Gaubert)

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Jean-Paul Sermain.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Formes et idées de la Renaissance aux Lumières (2005-... ; Paris) (laboratoire) et de Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) depuis le 26-10-2011 .


  • Résumé

    L’étude du conte de fées de 1690 à 1789, période de la mode du genre en France, montre que la matière merveilleuse s’est constituée dès ses débuts avec des éléments de pratiques lettrées transposés du réel mais aussi et surtout transformés de manière fantaisiste. Les premiers conteurs (1690-1704) érigent en effet le genre selon une poétique complexe mariant l’oralité des temps naïfs et l’écrit, signe d’une pratique sociale et culturelle du conte. Les conteurs suivants en apportent des infléchissements plus parodiques, des imitations et des variations notamment orientalisantes. L’ensemble des auteurs est concerné mais à des degrés divers, Perrault, Choisy et Fénelon étant moins prolixes en la matière que Madame d’Aulnoy, Pétis de la Croix ou le chevalier de Mailly. Le pays merveilleux dévoile ses arcanes, son secret de fabrication métatextuelle à travers des scènes plus ou moins fugaces de lecture, d’écriture et d’évocations de bibliothèques féériques.

  • Titre traduit

    The Taste for writing and reading in the french fairy tales of the 17th and 18th centuries. The dream world of writing, book, reading and library


  • Résumé

    The study of the fairy tale over the years 1690-1789, when the genre was in fashion in France, shows that, from its inception, the subject matter grew up with elements of realistic literary practice which were largely reshaped by imagination. The first storytellers (1690-1704) set up the literary genre according to a complex poetics allying the orality of naive times with literacy, which is the mark of a social and cultural practice of the story. The contributions of the forthcoming storytellers are imitations, parodies or are tinged with Orientalism. All the writers are affected, but to varying degrees: Perrault, Choisy and Fénelon are less inventive in this respect than Madame d’Aulnoy, Pétis de la Croix or the Chevalier de Mailly. The wonderland reveals its mysteries and the secret of its metatextual layout through more or less fleeting scenes of book reading or writing conjuring up a magical library.