La culture de la célébrité à Paris (1750-1830)

par Marie-Eve Beausoleil

Projet de thèse en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Catriona Seth et de Susan Dalton.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine en cotutelle avec l'Université de Montréal (Qc) , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 04-08-2011 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse s'inscrit dans le double champ de l'histoire de la célébrité et de l'histoire culturelle de Paris. Il s'intéresse aux différentes manifestations du phénomène de la célébrité dans le contexte parisien qui va de 1750 à 1830 (environ). Ce cadre spatio-temporel délimite un terrain d'investigation particulièrement important et riche, notamment parce qu'y sont observables des expériences de la reconnaissance publique d'une intensité inédite, sinon d'une nature entièrement nouvelle. Les Français-e-s s'interrogent en outre sur les fondements de l'autorité et la nature du pouvoir que la notoriété, le jugement de "l'opinion publique", confère, dans un monde qui se dote des moyens techniques et idéologiques nécessaires à l'expansion d'une culture de la publicité et d'une économie du divertissement. Considérant l'hypothèse de l'émergence d'une culture de la célébrité moderne, je veux, sur le plan des représentations, définir la notion de célébrité pour en saisir les ramifications sémantiques et les enjeux politiques, moraux et symboliques qui y sont associés. Sur le plan des pratiques, je m'intéresse aux dispositifs de communication et espaces de représentations (textes, paroles, lieux publics, images, objets) qui construisent la célébrité sous des contraites technologiques, économiques et stylistiques, ainsi qu'à la formation des publics, leurs attentes, usages et comportements. Cette étude s'attardera sur un certain nombre de cas particuliers dont, potentiellement, l'écrivaine et salonnière Germaine de Staël, l'acteur François-Joseph Talma, ou encore Benjamin Franklin.


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