Éthique et admiration : enjeux d’une rhétorique du vice dans l’œuvre de Pierre Corneille.

par Cécilia Laurin

Projet de thèse en Etudes théâtrales

Sous la direction de Gilles Declercq.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) depuis le 01-12-2011 .


  • Résumé

    Il y a chez Corneille une tension éthique permanente, dont il renouvelle les enjeux et les modalités en explorant diverses combinaisons dramaturgiques. Il expose sur la scène des héros dont la grandeur d’âme peut être vertueuse ou vicieuse. De ces deux formes contrastées de l’admirable par le vice ou la vertu, celle d’un sublime généreux et d’une morale glorieuse – mémorable dans l’œuvre cornélienne – a été abondamment commentée. Nous choisissons donc de faire porter nos travaux sur un champ moins étudié : l’admiration que suscite un héroïsme habité par des éléments vicieux. Même si Descartes dans son traité Des passions de l’âme établit le caractère premièrement amoral de l’admiration, elle n’en reste pas moins problématique lorsqu’elle est provoquée par un personnage qui évolue dans la sphère du vice, car elle se construit moins évidemment que lorsqu’elle s’attache à un caractère absolument vertueux. Par une approche du théâtre au carrefour de la dramaturgie, de l’esthétique et de la philosophie morale, nous nous intéresserons – à l’échelle de la production cornélienne – aux enjeux de la représentation d’un type héroïque paradoxal, admirable et vicieux à la fois. Quels peuvent être la nature et l’effet d’une telle admiration ? Comment se construit, dans le texte, et s’opère, dans la salle, ce mouvement admiratif qui a pour objet un caractère vicieux ? Quels éléments d’une philosophie interne du théâtre se voient ainsi esquissés ?


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