Etude comparative des processus d’intentionnalité émotionnelle et d’inhibition comportementale dans le développement du trouble d’anxiété sociale chez les enfants français et marocains

par Vanessa Harscoet

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Stéphane Rusinek et de Claire Hofer.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-10-2011 .


  • Résumé

    Cette recherche porte sur la compréhension des processus cognitifs, émotionnels et comportementaux en jeu dans l’émergence du trouble d’anxiété sociale chez l’enfant, et sur l’interaction de ces processus dans son développement. Nous tenterons de décrire les mécanismes précoces de développement de ce trouble chez les enfants de 6 à 9 ans. Il est observé un déficit de compétences dans la reconnaissance des émotions du visage d’autrui chez les enfants anxieux. Ils reconnaitraient plus difficilement les émotions positives d’un visage, et seraient particulièrement sensibles aux émotions négatives. Certaines études ont ainsi parlé d’« un biais de perception négative » dans la reconnaissance des visages chez ces enfants. Nous essaierons de mesurer si dès six ans, il existe des différences dans leur capacité de jugement de l’intentionnalité émotionnelle de l’autre en fonction de leur niveau d’anxiété sociale, et d’analyser l’évolution de ce processus dans le temps. Des auteurs ont montré que les enfants chez qui l’on observe une attitude comportementale inhibée devant des stimuli sociaux nouveaux paraissent émotionnellement plus réactifs et plus susceptibles de développer un trouble anxieux. Ils ont indiqué qu’apparaissant dès le très jeune âge chez l’enfant, l’inhibition comportementale peut être un facteur de risque de développement d’un trouble d’anxiété sociale. Nous testerons l’hypothèse d’un processus d’inhibition comportementale accompagnant l’émergence et l’évolution du trouble d’anxiété sociale au cours de l’enfance, et nous essaierons de voir comment ce processus s’articule avec les phases de développement émotionnel de l’enfant. Lors de l’introduction du concept d’anxiété sociale, on s’est interrogé sur les spécificités culturelles de ce trouble qui est, par essence, lié aux normes sociales et relationnelles véhiculées par le groupe d’appartenance d’un individu. Nous proposons donc d’intégrer une dimension interculturelle à cette étude afin de tester l’universalité de ces processus.


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