Instabilités, croissance et effets de seuil

par Mariama Madougou Moussa

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Cécile Couharde.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec Umr7235 (laboratoire) depuis le 15-12-2011 .


  • Résumé

    Dans les travaux économiques des quarante dernières années, le problème de l’instabilité, spécialement celle des prix internationaux des produits de base, a tenu une place importante dans l’analyse des problèmes rencontrés par les pays en développement. Cependant, les réponses à l’instabilité des prix mondiaux ont souvent été décevantes : la réduction de la pauvreté n’a pas toujours suivi les tentatives de gestion de ces chocs externes. Des interrogations sont donc apparues sur la capacité de ces politiques à promouvoir la croissance et, plus largement, sur le lien entre réduction des instabilités et réduction de la pauvreté (Deaton et Miller, 1996). Ces interrogations, anciennes, sont revenues au cœur des problématiques du développement, tant sur le plan empirique que théorique. Le caractère non durable des épisodes de croissance en Afrique est devenu ainsi un défi intellectuel et politique majeur. Au niveau théorique, le retour au premier plan de l’hypothèse de rendements croissants et la prise en compte de complémentarités (y compris stratégiques) ont conduit à des modélisations dynamiques plus complexes que celles considérées dans les modèles standards de gestion des chocs (Berthélémy, 2006). Le retour sur les instabilités et leur rôle dans ce type d'approche ont remis en cause les résultats de la littérature standard: les instabilités comptent pour la croissance à long terme. Les chocs, même transitoires, peuvent modifier l'équilibre de long terme. La littérature sur les trappes à pauvreté conclue ainsi sur les opportunités offertes par de telles instabilités, chaque choc pouvant permettre de sortir d'une situation de trappe à pauvreté (Azariadis et Stachurski, J. 2005). Paradoxalement, un tel résultat vient contredire le principal fait stylisé de la croissance dans les pays en développement, où les faibles performances économiques s’accompagnent d’une forte instabilité de la croissance.L’objectif de cette thèse est de réexaminer le lien entre instabilité macroéconomique et croissance dans les pays en développement. En particulier, il s’agira de savoir s’il existe un seuil au-delà duquel seulement l’instabilité agit ou encore si ses effets sont non linéaires, question rarement soulevée dans la littérature. La thèse mettra l’accent sur les chocs externes liés aux fluctuations internationales des termes de l’échange.


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