Le portrait dans l'oeuvre de Raymond Queneau

par Adeline Bouchut

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Daniel Delbreil.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (Paris) (equipe de recherche) depuis le 24-11-2011 .


  • Résumé

    Queneau a affirmé ne pas avoir écrit de portraits, ou bien des anti-portraits. Une plongée rapide dans son œuvre prouve que cette affirmation est à nuancer car les portraits existent bel et bien. Certes, les portraits queniens ne sont pas très riches en détails. Ils procèdent par touches rapides et successives, qui donnent une idée de ce à quoi le personnage ressemble sans pour autant en donner une image très précise. Il s’agit donc de portraits dilués et non bloqués. Queneau opère de la même façon dans sa peinture où l’on trouve plus de silhouettes que de visages nets. Le premier travail à effectuer est une typologie des personnages. On constate ainsi que certains personnages secondaires sont des types. Les personnages principaux, eux, sont décrits de façon plus ou moins précise. Pour autant, ces portraits ont un rôle essentiel dans l’intrigue. Pour le prouver, nous nous intéresserons à la poétique du portrait chez Queneau. Nous étudierons alors chaque portrait comme une séquence descriptive. Nous nous demanderons quelle est l’inscription narrative du portrait. Où et quand le portrait est-il fait ? Comment se justifie l’apparition du portrait ? Quelles sont les techniques d’introduction du portrait ? Est-il fait par un ‘regardeur’, par un ‘parleur’ ou par un ‘travailleur’ (pour reprendre les termes de Philippe Hamon)? Nous distinguerons également alloportraits et autoportraits.Suite à cette approche technique nous nous demanderons si le portrait peut conduire à une esthétique romanesque quenienne. Nous réfléchirons alors à l’influence de Flaubert par exemple, et au positionnement de Queneau face au réalisme du dix-neuvième siècle. Est-ce un rejet ? Un clin d’œil ? Un réalisme biaisé ?


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