Beauté-limite ou la re-sublimation sur les scènes contemporaines.

par Sophie Rieu

Projet de thèse en Arts du spectacle : spécialité études théatrales.

Sous la direction de Didier Plassard.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Langues, littératures, cultures, civilisations - ED 58 depuis le 25-11-2011 .


  • Résumé

    Dans la continuité d’une recherche de Master consacrée aux traces d’un sacré bataillien chez Jan Fabre, le sujet de cette thèse aborde les manifestations d’une beauté – parfois obscène – sur la scène contemporaine. Si Jan Fabre se réclame abondamment de la beauté, il faut comprendre celle-ci dans le sens que lui attribuait André Breton : une beauté convulsive, c’est- à-dire une beauté irrationnelle qui aurait la force de libérer l’homme de « la vie à contrecoeur ». L’objectif sera donc de définir d’une part cette beauté particulière et transgressive qui contamine le théâtre. D’autre part il s’agira de montrer que cette beauté tisse avec le spectateur un lien émotionnel et sacré tel, qu’il engendre une « re-sublimation » du spectacle contemporain. Nous montrerons, par exemple, qu’hérités du surréalisme, le merveilleux et l’esthétique du rêve ou du conte font partie intégrante des compositions scéniques actuelles. Par ailleurs, nous verrons qu’une « terreur belle » - souvent imprégnée d’un romantisme monstrueux et proche du sublime - s’exhale des pièces de Roméo Castellucci, Angelica Lidell ou encore Sarah Kane. Enfin nous étudierons les raisons pour lesquelles l’usage du clown, et la monstration du corps naturel, organique, parfois informe, souvent « déchaîné » ou sacrifié, nous ouvre des mondes d’où surgit cette beauté « terrible ». Pour cette recherche, nous nous intéresserons en particulier aux auteurs et compagnies suivantes : Robert Wilson, Jan Fabre, Sarah Kane, Romeo Castellucci, Alain Platel, Pippo Delbono, David Bobee et Abattoir fermé.


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