L'art conceptuel russe dans son contexte (1974-1991).

par Nicolas Audureau

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-marc Poinsot et de Ekaterina Degot.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 15-11-2011 .


  • Résumé

    La recherche traitera les artistes et les oeuvres qui ont composé le mouvement conceptualiste de Moscou, également appelé Conceptualisme russe ou Conceptualisme "moscovite" par le cercle de l'art contemporain en Russie, depuis la naissance du mouvement en URSS au début des années 1970, jusqu'à la fin du régime soviétique en 1991, souhaitant souligner ainsi l'importance du contexte sociopolitique de l'époque dans la production et l'interprétation des oeuvres. Le choix de l'année 1974 comme date d'introduction vient ici marquer une fracture - avec ce que cela comporte d'arbitraire- avec la période qui précède. Le mouvement Sots-art, terme inventé en 1972 par les artistes Vitali Komar & Alexandre Melamid pour désigner la synthèse d'une esthétique inspirée du pop art et d'une dialectique propre au langage officiel soviétique, marque la fin des années 1960 et le début des années 1970. 1974 constitue le point culminant de ce mouvement, mais introduit également une césure qui va marquer le début du Conceptualisme moscovite. Il s'agira par suite de dégager les particularités d'un art conceptuel russe et d'en comprendre le projet, par l'analyse de ses stratégies d'appropriation -d'espaces physiques, linguistiques, psychologiques-, et de saisir le rapport que ce mouvement entretint avec la notion de "pouvoir". Le Pouvoir, en effet, bien qu'explicitement absent des oeuvres des conceptualistes, n'en demeure pas moins l'Autre perpétuel contre ou en référence auquel ces artistes et ces oeuvres ont pu être qualifiés de "non-conformistes", voire de dissidents. Il s'agira donc de déterminer en quoi le projet du Conceptualisme moscovite fut -plus que le projet de détournement du langage officiel propre au Sots-art- un projet de réappropriation des espaces de sociabilité qui, par la force du contexte politique, appartenaient alors à "tous", autrement dit n'appartenaient à personne d'autre qu'au régime politique lui-même.


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