'Attitudes et représentations sociales de l’insulte en Kabylie'

par Samia Khichane

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Cécile Leguy.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Langage et langues (....-2015 ; Paris) depuis le 10-11-2011 .


  • Résumé

    Notre étude ambitionne de décrire les phénomènes langagiers mis à jour par l’insulte dans une perspective d’une approche idéologique, sociale, et de l’éducation qui instaure un statut et, par conséquence, un discours différentiel entre les hommes et les femmes. Si la sociologie s’intéresse aux ensembles sociaux, la sociolinguistique étudie les variétés de langues en rapport avec les ensembles sociaux qui les produisent, le contexte social et l’âge. On sait aussi que dans certaines sociétés dites ‘‘archaïques’’, les phénomènes linguistiques peuvent varier en fonction d’un autre paramètre, le sexe. C’est pourquoi, notre recherche sera fondée sur une enquête et les résultats qui en découlent concernant les femmes au sein de la société algérienne, et en particulier kabyle, en vue d’apporter un peu plus de clarté sur l’opposition monde masculin, monde féminin. L’idée d’une telle approche a émergé en réaction à la question de l’existence d’une variation liée au genre dans le langage, variation vue sous l’angle de l’idéologie. Cette notion de variation longuement développée par les sociolinguistes et les théoriciens du langage trouve un écho considérable dans toute recherche sur la condition féminine. L’insulte en tant que transgression d’un interdit du langage, nous permettra de savoir dans quelle mesure les représentations sociales agissent sur les usages, représentations produites par la société dominante ( nous entendant par là l’homme), intériorisées et reproduites dans l’imaginaire des femmes .En tant que vecteurs essentiels de transmission culturelle et gardiennes de la tradition, nous supposons qu’elles contribuent à la perpétuation de ces représentations à travers l’éducation. Par ailleurs, depuis les années 80 et les mutations sociales qui s’en suivirent, la femme fait aussi l’expérience de ne plus appartenir à un groupe dominé. Mais elle éprouve aussi l’exaltation, celle liée à la liberté, à la conquête d’un nouveau statut, d’une nouvelle manière de s’identifier à une condition qui ne correspond plus à des repères qui ne seront plus identifiables par des marqueurs identitaires issus des siècles précédents.


  • Pas de résumé disponible.