Cinéma et journaux satiriques à la Belle Epoque : pour une histoire intermédiale des premiers temps du cinéma comique en France.

par Jérémy Houillere

Projet de thèse en Cinéma

Sous la direction de Laurent Le forestier et de André Gaudreault.

Thèses en préparation à Rennes 2 en cotutelle avec l'Université de Montréal - Québec , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 15-11-2011 .


  • Résumé

    Cette thèse se propose d'étudier les relations qui se sont nouées, au tournant du XIXe siècle, entre la presse satirique et les films comiques français. Si des liens ont été observés par les historiens du cinéma dès les années 1950 (voir par exemple Georges Sadoul), ils n'ont par la suite jamais été explorés. Nous montrerons que de nombreuses figures, situations ou personnages circulaient d'un média à l'autre. Il n'était pas rare de trouver par exemple, aussi bien dans les films que dans les journaux, des quiproquos amoureux, ou le motif du couple "mal assorti" (le plus souvent une femme massive et mari fluet). La description de ce "maillage intermédial" permettra peut-être de mieux comprendre le passage d'une tendance "scène comique" (où la mise en scène met l'accent sur l'attraction et les "effets comiques")à une tendance "comédie" (dans laquelle prime la narration et des procédés comiques construits dans la durée). Par ailleurs, les liens qui existent entre journaux et films comiques doivent être replacés dans le contexte plus large des tensions qui existaient à l'époque entre théâtre et cinéma. En effet, de nombreux périodiques, en plus d'intégrer dans leurs colonnes des pièces de théâtre dans leur intégralité, reprenaient dans leurs récits de nombreux codes du vaudeville et du théâtre de boulevard. Ainsi nous pourrons nous demander, à travers les différents emprunts qui seront définis (personnages, situations, effets scéniques, etc.) s'il faut voir les comédies comme une manière de concurrencer le théâtre, en crise à cette période.


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