Epigenese du trouble anxieux generalise

par Gilbert Spitz-nafa

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Jean-François Hamon.


  • Résumé

    Le trouble de l'anxiété généralisée, est une affection psychiatrique de la famille des névroses, statistiquement plus fréquente chez les femmes et chez les jeunes adultes1. Elle se caractérise par des manifestations physiques paroxystiques sur fond d'anxiété permanente. Les aspects psychologiques ou leurs équivalents somatiques sont nombreux et variés, l'anxiété et l'inquiétude excessive concernant plusieurs situations ou événements. Elle se caractérise notamment par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.Le TAG est une forme de peur généralisée sans objet, la personne ne semblant pas savoir ce qui la rend anxieuse. La névrose d'angoisse relève pour la psychiatrie d'une accumulation d'excitation endogène et exogène qui finit par être convertie en tension psychique produisant l'attente anxieuse. La pulsion semble ne trouver aucune voie de satisfaction. La confrontation à l'impossibilité de décharges de l'excitation endogène et exogène peut entrainer une situation où le sujet n'a plus aucune solution et se retrouve face à un mur infranchissable, mur retrouvé dans la paralysie affectant le phobique dont la peur n'est pas, à l'inverse de l'angoissé, sans objet. Le trouble anxieux généralisé (irritabilité, asthénie, insomnies, attente anxieuse) est à différencier du trouble panique (crises de panique intenses et répétées), et ce malgré des symptomatologies relativement proches.L'étiopathogénie de l'anxiété généralisée fait état de facteurs de prédisposition, soit d'ordre constitutionnels ; comme conséquence d'un environnement précoce défavorable (des états anxieux proches peuvent être retrouvés dans la famille, souvent la mère). De plus, des parents surprotecteurs peuvent également prédisposer à cette affection.L'évolution est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie d'un individu. Les facteurs d'aggravation sont le stress, le surmenage, l'abus d'excitants (caféine, stimulants) et la consommation de boisson alcoolisée ou de drogues.Les principales études menées (avec recul de 10 à 20 ans) montrent une disparition complète des symptômes dans environ 10% des cas. Dans 90% des cas, le TAG persiste avec des rémissions plus ou moins partielles, qui semblent être corrélées au rythme des consultations psychologiques ou psychiatriques ou encore à la prise ou a l’arrêt de psychotropes. Dans cette thèse, nous démontrons que le TAG est une conséquence d’un trouble de l’attachement et, que, ce qui différencie le TAG des autres troubles anxieux (agoraphobie, phobie sociale) dépend essentiellement du modèle du monde de l’anxieux. Lorsque le modèle du monde est internalisé, le trouble anxieux se dirige vers un objet, lorsqu’il est externalisé, il ne peut investir aucun objet et se généralise. Il s’agit du modèle énoncé par Rotter , puis par la suite Levinson. Le trouble anxieux serait alors une pathologie de l’anxiété dont l’épigénèse serait un trouble de l’attachement et dont l’expression dépendrait uniquement du locus de contrôle. Cette constatation est primordiale, puisqu’elle permet de développer, par la suite des modèles de psychothérapie, adaptés à chaque situation rencontrées par le clinicien .


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