La philosophie de la personne chez Schelling et Jankélévitch

par Elisabeth Grimmer

Thèse de doctorat en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Philippe Grosos.

Thèses en préparation à Poitiers , dans le cadre de École doctorale Lettres, pensée, arts et histoire (Poitiers) depuis le 01-03-2009 .


  • Résumé

    S'interrogeant sur les notions de personne et de personnalité dans la philosophie de F.W.J. Schelling et de Vladimir Janlélévitch, notre travail conjugue deux traditions philosophiques à première vue disparates. Un tel rapprochement s'avère cependant très fécond dès qu'on s'intéresse de plus près à la réception de Schelling, et plus précisément du dernier Schelling, par Jankélévitch. Le philosophe français a en effet parfaitement su reconnaître - puis s'appoprier de manière originale - ce qui constitue la force et le grand intérêt de la philosophie de Schelling, à savoir la naissance progressive d'une pensée de l'existence. Notre propos est alors que Schelling et Jankélévitch développent une véritable ontologie de la personne, qui ne répond plus à la question "Qu'est-ce que l'homme ?" mais "Qui est l'homme ?" Partant d'une mise en question de la pertinence de la philosophie de la subjectivité pour penser la personne, que nous confrontons aux tensions internes de la pensée de Schelling et de Jankélévitch, nous tentons notamment de répondre aux questions suivantes : Quelles sont les conditions de possibilité d'une métaphysique de la personne ? Quel est le mode d'individuation propre à la personne et comment penser l'identité personnelle ? Comment s'expliquer la quasi-absence d'une pensée de la chair chez nos deux auteurs ? Puis, comment concevoir le passage d'une ontologie de la personne à une éthique des personnes au pluriel ?


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