Danseurs de gauche de la République de Weimar à l’exil parisien.

par Marion Sage

Projet de thèse en Arts du spectacle

Sous la direction de Anne Boissière.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-10-2011 .


  • Résumé

    A partir des expériences singulières de danseurs expressionnistes allemands qui débutent leur carrière sous la République de Weimar et émigrent à Paris dans les années 30, il s’agira d’analyser des esthétiques politiquement engagées à gauche : quel langage scénique produit l’investissement politique de ces danseurs d’Allemagne ? Nous relèverons alors les différentes formes chorégraphiques de l’engagement, nous distinguerons plusieurs registres de la dénonciation et, à plus petite échelle, nous tenterons de répertorier une palette de gestes politiques à l’œuvre dans ces danses.Il faudra ensuite étudier l’évolution esthétique des chorégraphies au cœur du processus d’émigration : comment la lutte politique utopiste de la République de Weimar devient-elle un acte de survie pendant le temps de l’exil à Paris ? Quels réseaux artistiques et sociaux construisent les danseurs exilés pour continuer leur métier dans les contraintes de l'émigration?Par ailleurs, une étude comparative des deux contextes de réception – celui de l’Allemagne des années 20 et celui de la France des années 30-40 – permettra de mettre en avant les différents lieux de représentation, les divers publics de la danse et le regard particulier porté par les spectateurs et les critiques parisiens sur la danse d’expression allemande.En quoi en effet, l’exil politique de ces danseurs d’Allemagne constitue-t-il un véritable phénomène transculturel à travers la confrontation avec un nouveau mode de réception et malgré la montée des nationalismes également présents dans le milieu chorégraphique des années 30-40 ?


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