Pour un élargissement des pratiques scéniques. Le rapport entre l'art et la danse, et autres allers-retours du corps.

par Patricia Brignone

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-marc Poinsot.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 15-11-2011 .


  • Résumé

    La relation entre l'art et la danse, longtemps envisagée du strict point de vue des disciplines elles-mêmes, mérite d'être réinterrogée. Alors qu'on assiste aujourd'hui à l'entrée dans les collections du MoMA de New York du solo chorégraphique d'Yvonne Rainer : Mind is a muscle, Trio A (1966) et que prolifèrent les propositions chorégraphiques frayant avec la forme de la performance, l'exposition ou la conférence, on se doit de revenir aux liens entretenus par ces disciplines, s'attacher à voir ce qui a résulté de ces fréquentations respectives, tant au niveau de certaines mises en formes singulières, qu'à celui de la pensée propre à l'époque. L'avènement des grands noms américains liés à l'art action (R. Morris, B. Nauman, V. Acconci, J. Dine, C. Schneemann) amorcera cette étude, via la notion d'expérience (en écho à J. Dewey) et d'expérimentation (dont témoigne la Judson Dance). Cette porosité des pratiques, pressentie par A. Kaprow l'inventeur du hapenning, dans son fameux texte :"L'héritage de Jackson Pollock" constitue encore aujourd'hui un trait dont se réclament certains artistes chorégraphes (toutes générations confondues : d'Y. Rainer, S. Forti à A. Buffard, C. Rizzo, C. Contour en France). Plus généralement c'est vers tout un ensemble de procédures efficientes dans le champ des arts plastiques qu'opèrent ces artistes chorégraphes actuels, qui nous retiendra (de J. Bel revisitant la notion d'auteur et de solo dansé "ready made", à La Ribot et ses Piezas Distinguidas conçues pour des collectionneurs, ouB. Charmatz apposant à un Musée de la danse la notion d'éphémère.


  • Pas de résumé disponible.