Dynamique de l'acquisition des ressources attentionnelles et de l'estompage au cours d'un programme de remédiation cognitive chez des sujets schizophrènes.

par Gabrielle Chesnoy

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Denis Brouillet et de Catherine Massoubre.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Temps, territoires, sociétés, développement - ED 60 depuis le 04-11-2011 .


  • Résumé

    La remédiation cognitive dans la schizophrénie vise à pallier les déficits cognitifs ; son efficacité a été largement prouvée (Twamley et al., 2003 ; Royer et al., 2012, en ce qui concerne l’EA4556). Ce projet de thèse fait suite à un travail de Master 2 qui a porté sur le maintien à long terme des effets d’une remédiation cognitive. De 2003 à 2008, une étude a été menée sur la remédiation cognitive au sein de notre équipe (Royer et al., 2009 ; 2012). 4 ans après la fin de ce travail, nous avons revu des patients du groupe traité (protocole CHU promoteur). Les résultats montrent l'existence d'un estompage mais aussi la possibilité de réactiver des acquis (Kolers, 1976) en utilisant une approche top-down de la remédiation. Cette étude, la première à notre connaissance, nous a amenés à la mise au point d’un protocole dont l’objet principal sera l’étude de la dynamique de l’acquisition des ressources attentionnelles et de leur allocation, au cours d’un programme de remédiation top-down. Nous étudierons aussi la dynamique de l’estompage. Ce travail, outre son intérêt théorique, peut aboutir à une modification des techniques actuelles de prise en charge, et particulièrement à l’optimisation sur la durée, de séquences courtes de réentraînement auprès de patients schizophrènes. En nous inspirant du modèle SOC (Baltès & Baltès, 1990), nous envisageons, parallèlement à la mise en œuvre du programme de remédiation, l’utilisation d’un paradigme de double-tâche motrice et cognitive, sans apprentissage. Nous pourrons ainsi effectuer des mesures répétées à des intervalles courts (chaque séance), seules susceptibles de nous permettre un abord des processus dynamiques. De plus, pour compléter les mesures comportementales, il paraît indispensable d’avoir des mesures plus fines de la charge cognitive. La mesure de la variation de la dilatation pupillaire est, dans la littérature, un bon indice de l’utilisation des ressources (Beatty, 82a ; Karatekin et al., 2004 ; Deijen et al., 2010) et elle est validée chez les schizophrènes (Granholm et al., 1997).