Le rôle des effets d’âge, de génération, de contexte individuel et professionnel dans la compréhension des liens entre conduite additive et milieu professionnel : le cas de la consommation de cannabis chez les jeunes salariés intérimaires.

par Marie Ngo nguene

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de François Vatin.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec IDHE laboratoire UMR 8533 (laboratoire) depuis le 10-01-2012 .


  • Résumé

    Consommé à titre expérimental par environ un tiers des 18-64ans en 2010, le cannabis est tout à la fois la substance psycho-active illicite la plus consommée en France mais également la plus banalisée. Son usage concerne surtout les hommes et les jeunes générations, avec une consommation maximale chez les chômeurs et les inactifs. La répartition des usagers de cannabis parmi la population active est relativement homogène à travers les milieux professionnels et catégories sociales. Il s’agit là d’un fait social central qui soulève une double problématique: le caractère « accidentogène » du cannabis au travail et les propriétés addictogènes du travail. Si les données statistiques disponibles n’ont pas prouvé de fortes corrélations entre ces associations, en revanche, il a été confirmé que le travail éloigne des conduites additives, notamment des usages les plus récents ; sauf chez les jeunes salariés intérimaires usagers de cannabis. Une recherche sociologique qualitative et non séparatiste entre effets d’âge, de génération, de singularité individuelle et de contexte professionnel devrait permettre d’élucider cette exception et de comprendre par la même occasion, les corrélations entre travail et conduite additive.


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