Métropolisation, mobilités quotidiennes et forme urbaine : le cas de l'agglomération de Bandung, Indonésie

par Ratna Agustina (Augustina)

Projet de thèse en Géographie humaine et économique


Sous la direction de Manuelle Franck.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) , en partenariat avec Institut national des langues et civilisations orientales (Paris) (établissement de préparation) depuis le 01-10-2011 .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur les liens entre métropolisation, forme urbaine et mobilité dans l’agglomération de Bandung, en Indonésie. Les études sur la corrélation entre forme urbaine et comportement de mobilité manquent des travaux à visée prospective sur les questions liant métropolisation, forme urbaine et mobilité dans les pays en développement. Bandung, est la troisième plus grande agglomération indonésienne. La métropolisation de Bandung s’est produite à la suite d’une forte croissance démographique et économique. L’étalement urbain se traduit à Bandung par un processus de suburbanisation de faible densité, entraînant la diminution des zones agricoles, impactant les déplacements puisque l’étalement urbain cause l’augmentation de la longueur des déplacements. La métropolisation transforme ainsi non seulement les activités, la structure spatiale et la forme urbaine, elle affecte également les pratiques de mobilité. Le changement d'échelle de la ville et l'augmentation de l'activité se traduit ainsi par un accroissement des mobilités et des échanges. Les déplacements évoluent en fonction des échanges des banlieues et des périphéries entre elles et avec la ville-centre, ainsi que des possibilités d’emplois et d’activités offertes par les bassins de vie. Cette thèse explore les comportements de mobilité quotidienne des populations résidant dans la ville-centre de la région métropolitaine de Bandung et en banlieue. Les méthodes employées dans cette étude se fondent sur des analyses qualitatives et quantitatives. Le processus de métropolisation y est envisagé en prenant comme point de départ la demande de mobilité des populations. Les conclusions, qui contredisent plusieurs observations menées dans des pays développés, mettent en évidence le poids des variables socio-économiques dans l’explication des comportements de mobilité.


  • Résumé

    This doctoral thesis focuses on the links between metropolitanisation, urban form and mobility in Bandung, Indonesia. Studies on the correlation between urban form and mobility behavior are largely developed with the cases of developed countries. However, there is a lack of prospective works on issues linking metropolisation, urban form and mobility in developing countries. Bandung is the third largest metropolitan area in Indonesia, with more than 7 millions inhabitants. The metropolisation of Bandung is produced as a result of strong demographic and economic growth. Urban sprawl is reflected in Bandung by a process of low-density suburbanisation, resulting in the reduction of agricultural areas, impacting displacements as urban sprawl causes the increase in the length of displacements. Metropolisation thus transforms not only activities, spatial structure and urban form, but also affects mobility practices. The change of scale of the city and the increase of the activity thus results in an increase of the mobilities and exchanges. Displacements evolve according to the exchanges of the suburbs and the peripheries with each other and with the city-center, as well as possibilities of jobs and activities offered by the ponds of life. This thesis explores the daily mobility behaviors of populations living in the central city of the Bandung metropolitan area and in the suburbs, The methods used in this study are based on qualitative and quantitative analyses. The process of metropolisation is envisaged by taking as a starting point the demand for mobility of the population. The findings of this survey, which contradict several observations in developed countries, highlight the weight of socio-economic variables in explaining mobility behaviors.