La place sociale de la monnaie dans les utopies

par Martin Jochum

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Christian Laval.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec Sophiapol EA 3932 laboratoire (laboratoire) depuis le 14-12-2011 .


  • Résumé

    Le travail porte sur la place sociale de la monnaie au sein de certaines utopies littéraires et expérimentales ; il s'agit d'en observer les théories et les pratiques monétaires, à partir d'une problématique définie par le rapport entre monnaie et lien social. Une des perspectives serait de discuter ce rapport à partir de la grille de lecture proposée par George Simmel dans Philosophie de l'argent : la monnaie, en objectivant les rapports sociaux, augmente la liberté individuelle en ce sens qu'elle libère l'individu des contraintes d'ordre personnel. Le cadre simmelien pourrait ainsi permettre d'étudier le rôle de la monnaie dans les relations, que les utopies entendent modifier, entre les niveaux collectif et individuel. Les utopies sont choisies en fonction des diversités qu’elles offrent en termes d’étude de la place de la monnaie : côté théorique, la tradition utopique française (principalement Fourier, Saint-Simon et Proudhon) pour le rôle central qu’elle accorde aux rapports de production ; plus près de nous, les théoriciens de la décroissance semblent apporter une nouvelle approche de la valeur marchande ; côté expérimentations, les systèmes d’échanges locaux témoignent d’une volonté d’atténuer le « pouvoir » de la monnaie, en l’instituant localement ; certaines expériences communautaires d’après 68 s’avèrent intéressantes par leur tentative de suppression de la propriété privée, et donc de modification des rapports marchands ; le quartier de Christiania à Copenhague est un authentique exemple d’utopie vécue encore aujourd’hui et qui possède sa propre monnaie.


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