Les cadres sociaux de l'espérance

par Guy Dreux

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Christian Laval.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec Sophiapol EA 3932 laboratoire (laboratoire) depuis le 15-12-2011 .


  • Résumé

    L’espérance est originellement, avec la foi et la charité, une vertu théologale. Cette faculté humaine, faculté d’attendre et d’espérer dans la figuration d’un avenir céleste, pour être ainsi fortement liée à la civilisation chrétienne ne disparaît pas avec l’avènement des sociétés modernes laïques. Elle n’apparaît pas comme une simple survivance des pratiques religieuses dans des sociétés qui chassent de leur propre horizon tout salut divin en se donnant pour but essentiel de produire le bonheur ici-bas. Les sociétés contemporaines n’ont pas fait disparaître la notion d’espérance ; elles l’ont transformé. Elles lui ont donné un cadre d’exercice et de vérification nouveau. L’espérance, en tant qu’elle traduit un rapport au temps et une capacité à se figurer un avenir, est finalement devenue une faculté individuelle et collective essentielle dans la détermination des identités sociales comme des solidarités sociales. Alors que les mathématiques en ont fait un calcul de probabilité particulier, la sociologie n’a pas encore livré de définition et de travaux explicites sur cette notion. Pourtant les sociologies classique et contemporaine ne l’ignorent pas totalement. Des domaines spécifiques comme les sociologies de l’action, des religions, de l’éducation, de l’Etat ou certaines sociologies générales offrent en effet de précieux matériaux pour comprendre et appréhender sociologiquement la notion d’espérance.Il s’agira donc à partir de quelques auteurs ou moments clés de la sociologie française de proposer une sociologie de l’espérance.


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